(…) Et même si cela l’attriste, Caroline avoue ne pas être « du tout surprise » que des terroristes aient pu se réfugier là. « Dans le quartier, les caves sont pleines d’armes dans notre rue. Dehors, il y a un dealer tous les 100 mètres. Les plus jeunes nous cambriolent, une année, on a eu cinq cambriolages à la suite. Et les plus grands, c’est de notoriété publique dans le quartier, font des allées et retours en Syrie en toute impunité. Depuis un an, le climat est affreux dans la rue. Le dernier tournage, dans la rue, on s’est fait caillasser ! C’est très dur ».

Implantée depuis 1996 dans le centre ville de Saint-Denis, l’école a vu le climat se dégrader au fil des ans. « Au début, il y avait une vrai mixité ici. Mais, ces dernières années, tout le monde part, peu à peu. Et les quelques jeunes couples qui viennent s’installer sont horrifiés. Après cette nuit, je crois que nous aussi on va devoir partir. De moins en moins de gens voulaient tourner ici, alors demain, même les collaborateurs ne voudront plus venir ».