mes propositions:

arret de la pollution lumineuse en supprimant 80% de l'eclairage publique

décroissance en population avec instauration zero immigration( les pays du tiers mond en 'ont qu a se couper les couilles si ils ne peuvent s'empecher de pondre)

sortir de l agriculture productiviste exportatrice en instaurant une taxe biodiversité sur les produits agricoles et transformés provenant de pays à agriculture productiviste (usa,argentine,bresil,australie........). micro robotisation de l agriculture ( remplacer tous les gros engins agricoles ( tracteur,moissoneuse) par des petits robots interdiction des produits chimiques

taxe et mise en place consigne pour la restauration rapide ( quick mac donald......)

taxe sur les equipements sportif qui grignotte les espaces naturels  ( stade de foot ,golf...)

reduction de la vitesse (70km/h) en echange 2 mois de vacances et semaine 4 jours

arret du bitumage et betonisation plantation d'arbre le long des routes

 

Gerard DUPIN
Paris, France

7 mai 2019 — 

Bonjour et bonne lecture .. Ge Dupin

Le quart des animaux et des plantes est menacé de disparition et le premier coupable est l’agriculture intensive. Mais c’est nous, consommateurs, les responsables.

Par Jean-Paul Fritz - Publié le 06 mai 2019
 
On avait presque pris l’habitude des alertes répétées sur le climat, qu’elles viennent de la science ou de militants engagés pour l’environnement. Cette fois, on nous parle de l’autre volet des dégâts que notre mode de vie cause à la planète : celui qui porte atteinte à la biodiversité à l’échelle mondiale.

Un million d’espèces. Plantes, insectes, amphibiens, vertébrés… risquent de disparaître dans les quelques décennies à venir et rejoindre le cimetière des victimes de l’humanité depuis qu’elle a pris le contrôle de la planète. Ce n’est pas un cri d’alarme poussé par un prédicateur d’apocalypse, mais un avertissement lancé de manière très officielle par une plateforme intergouvernementale, l’IPBES, qui termine aujourd’hui sa session plénière parisienne en publiant un rapport à l’attention des décideurs et responsables politiques.

Résultat de trois ans de travail pour 145 scientifiques, ce document sera lu, on l’espère, par l’ensemble des présidents, ministres, parlementaires et responsables clés de l’économie dans tous les pays.

La plus grande extinction depuis 10 millions d’années

Un million d’espèces, c’est à peu près un quart des animaux et des plantes connus qui sont en danger. Les espèces de vertébrés sont parmi les plus touchées. Depuis la Renaissance (1 500), nous avons déjà provoqué l’extinction de 680 d’entre elles, et c’est loin d’être terminé. Depuis 1970, leurs populations auraient chuté de 40 % pour les espèces terrestres, de 84 % pour celles d’eau douce et 35 % pour les vertébrés marins.

La liste est longue : plus de 40 % des amphibiens, le tiers des récifs coralliens, plus d’un tiers des mammifères marins… Plus de 500 000 espèces terrestres auraient désormais un habitat insuffisant pour assurer leur survie à long terme. Et ce n’est pas seulement un problème de nombre d’espèces mais de nombre tout court : dans leurs milieux naturels (ou ce qu’il en reste), les espèces animales et végétales auraient perdu au moins 20 % de leurs populations originelles. Les plus gros animaux qui grandissent lentement, comme les grands singes, les grands félins, les requins ou les arbres feuillus tropicaux, disparaissent de nombreuses régions du monde.

Le rapport fait état d’un « rapide déclin » des écosystèmes et de la biodiversité. Les trois quarts des surfaces émergées seraient touchées, ainsi que les deux tiers des océans. Plus de 85 % des zones humidesseraient déjà perdues.

Si nous ne faisons rien, « il y aura une accélération dans le taux global des extinctions d’espèces, qui est déjà entre des dizaines et des centaines de fois plus élevée que lors des derniers 10 millions d’années, » assurent ces experts.

Un tableau inquiétant, selon l’aveu même de Sir Robert Watson, président de l’IPBES : « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier. » Les coupables, c’est nous.

La responsable, c’est bien sûr l’humanité, ou plus précisément la manière dont nous, humain, interagissons avec notre environnement.

Pour le professeur Josef Settele, coprésident de l’évaluation mondiale et auteur principal de l’étude : « Les écosystèmes, les espèces, les populations sauvages, les variétés locales et les races de plantes et d’animaux domestiques se réduisent et se détériorent, voire disparaissent. Le réseau essentiel et interconnecté de la vie sur Terre se rétrécit et s’effiloche de plus en plus. Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être humain dans toutes les régions du monde. »

L’étude cible cinq coupables directs de ces menaces sur la biodiversité, avec en tête notre utilisation des terres (agriculture, déforestation…), mais aussi des mers (surpêche). Vient ensuite l’exploitation directe des organismes (la chasse, la pêche…). Le changement climatique d’origine humaine, la pollution et les espèces invasives que nous introduisons un peu partout au détriment de la faune et de la flore locales viennent compléter ce triste « top 5 ».

Selon le rapport de l’IPBES, ces facteurs ont des causes sous-jacentes, des « valeurs sociétales et des comportements qui incluent des schémas de production et de consommation, la dynamique et les tendances de la population, le commerce, les innovations technologiques et la gouvernance locale et mondiale. »

Il est bien sûr question de l’agriculture et de l’élevage, qui occupent désormais plus du tiers des surfaces terrestres, consomment les trois quarts des ressources en eau douce et dont l’expansion se fait au détriment des forêts et des zones humides.

Yann Laurans, directeur du programme Biodiversité et écosystèmes à l’Institut du développement durable et des relations internationales, touche le cœur du problème : « La première cause de la perte de biodiversité est le changement d’usage des sols, au profit d’une agriculture de plus en plus industrialisée et financiarisée, pour satisfaire un régime alimentaire de plus en plus mondialisé, de plus en plus carné, gras et sucré. »

La pollution a aussi sa part de responsabilités : la pollution marine par les plastiques a décuplé depuis 1980, « affectant au moins 267 espèces dont 86 % des tortues marines, 44 % des oiseaux de mer et 43 % des mammifères marins. » Plus de 80 % des eaux usées sont reversées dans l’environnement sans être traitées, alors que 300 à 400 millions de tonnes de métaux lourds, de solvants, produits toxiques et autres déchets industriels sont rejetés dans le milieu aquatique chaque année.

Le réchauffement climatique d’origine humaine aggrave la situation et a une origine commune. Pour Laurence Tubiana, directrice générale de la Fondation européenne pour le climat (ECF), « les causes du changement climatique et de la perte de biodiversité ont beaucoup en commun, et ce rapport prouve que nous ne pouvons sauver le climat que si nous sauvons également la nature. »

La perte de biodiversité est une perte pour l’humanité

Tout cela affecte la nature, les animaux, les plantes. Et les humains, car nous dépendons de la nature et pas seulement pour respirer un bol d’air frais de temps à autre. C’est vrai pour notre santé : le rapport souligne que 4 milliards de personnes dépendent principalement des médecines naturelles pour leur santé, et 70 % des médicaments contre le cancer sont soit naturels soit synthétisés à partir de produits naturels.

C’est aussi vrai pour notre alimentation : plus de 75 % de nos cultures, que ce soit les fruits et légumes, le café, le chocolat, les amandes… dépendent de la pollinisation par les animaux. La perte de diversité, notamment les variétés de plantes et animaux domestiques et leurs parents sauvages (espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques), représente un risque important. « Les parents sauvages représentent des réservoirs cruciaux de gènes et de caractéristiques qui pourraient fournir une résistance contre le futur changement climatique, les nuisibles et les pathogènes, » expliquent les chercheurs de l’IPBES. On perd peut-être aussi de nouvelles espèces, de fruits, de légumes, de céréales ou d’animaux, que l’on aurait pu domestiquer dans l’avenir. Tout cela aggravé par le fait que nous utilisons de moins en moins de variétés de plantes et d’animaux pour notre nourriture.

Ces « contributions de la nature à l’humanité » sont essentielles et rendent une action encore plus urgente.

La bonne nouvelle ? Il n’est pas (encore) trop tard. Comme pour le dérèglement climatique, nous pouvons encore inverser la tendance. Nous n’effacerons pas les dégâts, mais nous pouvons appuyer sur la pédale de frein et faire en sorte que la nature récupère un peu de tout le mal que nous lui causons aujourd’hui.

Cela ne va pas être facile. Selon le rapport, si nous poursuivons la trajectoire actuelle, les différents plans internationaux sur la biodiversité, comme l’objectif d’Aichi ou ceux de développement durable de l’Agenda 2030 ne seront pas atteints. La situation pourrait même empirer en fonction de l’augmentation de la population et de la consommation non soutenable.

« Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour faire la différence, mais seulement si nous commençons tout de suite, à tous les échelons du local au mondial, » assure Sir Robert Watson, qui plaide pour « un changement en profondeur, » c’est-à-dire « une réorganisation fondamentale de tout le système, au travers des facteurs technologiques, économique et social, ce qui comprend les paradigmes, les buts et les valeurs. »

Le rapport propose cependant des scénarios plus positifs, avec une croissance de la population faible (ou au moins modérée), ainsi que des transformations dans notre production et consommation d’énergie, de nourriture… Mais pour cela il faudra des incitations ainsi que des pénalités pour ceux qui détérioreraient la nature. Et plus globalement des changements dans nos comportements.

Cela implique un monde où « une bonne qualité de vie n’implique pas une consommation matérielle croissante, » donc de nouvelles manières de consommer, mais aussi « remédier aux inégalités, particulièrement en matière de revenus et de genre », qui rendent difficile un monde plus soutenable. Il faudra que la technologie soit en harmonie avec l’environnement, que l’on revoie la donne du commerce international et de la finance, et bien sûr que la détérioration de la nature soit prise en compte dans les activités économiques.

Ce ne sera pas facile : « Les états membres de l’assemblée plénière de l’IPBES ont désormais reconnu que, par sa nature même, on peut s’attendre à une opposition au changement de la part de ceux qui ont tout intérêt à maintenir le statu quo, mais également qu’une telle opposition peut être surmontée au bénéfice d’un intérêt général plus large »


Jean-Paul Fritz