pour ma part je suis pour la suppression de le redevance télé et il n y a pas d'exception cuculturelle française

on a pas defendu  les ouvrieres du textiles face à la mondialisation je vois pas pourquoi on defendrait les parasites de la télé et radio

C'est le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin qui a fin mars dernier émis cette proposition : supprimer la contribution à l'audiovisuel public, encore aujourd'hui adossée à la taxe d'habitation. Cette taxe qui concerne près de 30 millions de foyers chaque année et rapporte plus de 3 milliards d'euros est jugée « injuste » par le ministre et plus en phase avec les modes de consommation actuels. Un projet qui effraie les professionnels du secteur de l'audiovisuel public dont c'est le principal mode de financement.

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La redevance télé en chiffres

Après avoir annoncé la fin de la déclaration de revenus obligatoire dès 2020, c'est à la redevance TV que semble vouloir s'attaquer Gérald Darmanin. Comme il s'en est ouvert aux journalistes de BFM-TV le 29 mars « la redevance télé doit évoluer, car beaucoup n'ont plus d'appareils mais regardent [la télévision] sur internet » puis à ceux de France Inter le 1er avril, le ministre de l'Action et des Comptes publics estime que « c'est un impôt payé essentiellement par les personnes âgées et je crois que nous ferions bien de reposer cette question ». Cette taxe touche pourtant les 3/4 des contribuables, soit environ 29,3 millions de personnes payant la taxe d'habitation (chiffres 2016). Cette année-là, seuls 3,4 millions de foyers (11 %) ont déclaré au fisc de ne pas posséder de téléviseur. Autre argument avancé par M. Darmanin, la redevance télé est perçue en même temps que la taxe d'habitation. Or comme celle-ci ne concernera plus que 20 % des foyers français en 2020 et à terme plus personne, son recouvrement va rapidement poser des problèmes de coût.

Le financement de l'audiovisuel public

Matignon confirme que le sujet est « sur la table » puisque « nous regardons par principe d'un œil favorable toutes les propositions de baisse d'impôts, mais encore faut-il résoudre la question du financement de l'audiovisuel public et donc quelles économies faire en parallèle ». Le ministre Darmanin ne s'est quant à lui pas montré favorable à une modification de la nature de la taxe ou à une extension aux tablettes, smartphones et ordinateurs arguant qu'il est « pour qu'on supprime des impôts, pas pour qu'on les réinvente ». Une position qui inquiète beaucoup les acteurs de l'audiovisuel public pour lesquels la redevance télé représente quasiment l'essentiel de leur budget annuel (3,2 milliards d'euros sur un total de 3,8 milliards). Le groupe France-Télévisions et le groupe Radio-France bénéficient en effet à eux seuls de plus de 3 Mds € de l'État, respectivement 2,56 Mds € et 596 M€. Des sommes difficiles à trouver... Les syndicats (CGT, CFDT) et les organisations de l'audiovisuel (SPI, ARP, Scam, SACD...) se disent « abasourdis » par la proposition du ministre affirmant que « vouloir jouer ainsi avec le financement du service public pour des raisons comptables et de petits calculs électoraux n'est ni responsable ni à la hauteur de la réforme globale de l'audiovisuel public que le gouvernement entend mener ».Fixée à 139 € (89 € dans les DOM-TOM) en 2018 pour chaque foyer disposant d'un téléviseur ou d'un « dispositif assimilé » associé à un écran, la redevance télé rapporterait quelque 3,2 milliards d'euros chaque année.