16 décembre 2018

Shenzhen, de labo des réformes chinoises à fer de lance de l'innovation

AFP16/12/2018 à 09:04

Un homme prend une photo avec son téléphone à Shenzhen (Chine) le 7 novembre 2018. ( AFP / WANG Zhao )

Un homme prend une photo avec son téléphone à Shenzhen (Chine) le 7 novembre 2018. ( AFP / WANG Zhao )

C'était un gros village de pêcheurs, perdu aux portes de Hong Kong. Aujourd'hui, la métropole de Shenzhen, symbole des 40 ans de réformes qui ont fait de la Chine l'usine du monde, ambitionne d'être le phare mondial de l'innovation technologique.

Pour cela, il faudra effacer une image de paradis des copieurs. "Nous sommes désormais très attachés à la propriété intellectuelle et aux brevets", assure Wu Yebin dans son bureau situé au 35e étage d'un rutilant gratte-ciel.

Jadis imitateur de grandes marques, il a créé MeegoPad, une florissante entreprise d'électronique.

La Chine a décidé en décembre 1978 de s'ouvrir à l'économie de marché pour nourrir sa population miséreuse. Shenzhen, où 310.000 habitants vivaient de la pêche et de la culture du riz, fut le laboratoire de ces réformes.

Elle a prospéré en produisant les articles de géants comme Apple ou Samsung, a vu émerger des mastodontes locaux tels Huawei (téléphonie) ou Tencent (internet), et fleurir des dizaines de milliers d'usines qui produisent composants, puces ou écrans tactiles, ce qui lui vaut le surnom de "Silicon Valley du hardware".

Issu d'une famille rurale pauvre, Wu Yebin, 35 ans, est arrivé en 2005 dans la ville qui compte désormais 13 millions d'habitants. Il a commencé en fabriquant comme des milliers d'autres jeunes du "shanzhai", ces copies pirates, parfois créatives, inspirées des produits électroniques de marques étrangères.

"L'Allemagne, les États-Unis, le Japon... Tous les pays développés ont fait ça pour développer leur industrie manufacturière. C'est un passage obligé pour accumuler de l'expérience", estime M. Wu.

Mais si ce modèle économique était "très en vogue" il y a encore quelques années pour les usines locales, il "n'est plus viable aujourd'hui", reconnaît-il.

- T-Shirt et autoroute -

Shenzhen reste un des coeurs manufacturiers du pays. Mais d'autres villes chinoises la rattrapent, et elle a dû se trouver un nouveau moteur de croissance.

Wu Yebin, PDG de Meegopad, lors d'un entretien le 8 novembre 2018 à Shenzhen ( AFP / WANG Zhao )<

Wu Yebin, PDG de Meegopad, lors d'un entretien le 8 novembre 2018 à Shenzhen ( AFP / WANG Zhao )

"Aujourd'hui, on mise sur l'innovation pour assurer le développement. La Chine devient un leader mondial dans ce domaine", déclare Wu Yebin, dont l'entreprise a atteint 25 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Elle vend d'ingénieux PC miniaturisés en clés HDMI et conçoit des lunettes à réalité augmentée.

"Shenzhen devient un point de rencontre pour des ingénieurs créatifs du monde entier", avance-t-il.

Parmi eux: Meng Jie, un Français qui a quitté la vraie Silicon Valley en 2017 pour créer Maybe, qui produit des enceintes intelligentes avec lesquelles on peut converser pour apprendre le mandarin.

"La Silicon Valley reste très en avance en matière d'intelligence artificielle. Mais à Shenzhen, tu trouves trois fois plus vite le composant électronique ou mécanique dont tu as besoin. C'est comme passer d'une nationale à une autoroute", s'émerveille le jeune trentenaire d'origine chinoise vêtu d'un T-Shirt.

"Les gens voient la Silicon Valley comme la Mecque de la tech. Et Shenzhen est une ville qu'ils sous-estiment beaucoup. Parce qu'ils ne savent pas ce qui est en train de se passer ici", souligne-t-il, en pointant la rangée de gratte-ciels depuis la fenêtre de son bureau.

Pékin a lancé en 2015 le programme industriel "Fabriqué en Chine 2025". Son ambition: ne plus être "l'usine du monde", mais un leader technologique: robots, voitures électriques, intelligence artificielle...

- Potentiel énorme -

"Les autorités, en matière d'innovation, définissent clairement les secteurs où elles souhaitent investir. Si votre entreprise est en phase avec ça, c'est la voie royale et vous obtenez des financements", déclare Duncan Turner, directeur général de HAX, incubateur de startups de Shenzhen.

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Duncan Turner, directeur général de HAX, incubateur de startups, le 9 novembre 2018 à Shenzhen ( AFP / WANG Zhao )

Le président américain Donald Trump s'inquiète de cette concurrence. Il a lancé une guerre commerciale contre Pékin et augmenté les droits de douane sur les produits chinois liés à ce plan industriel, notamment l'informatique, l'aéronautique et la robotique.

Peine perdue? Pour M. Turner, installé à Shenzhen depuis 2009, "le plus grand changement" depuis son arrivée est que les jeunes Chinois qui autrefois faisaient de la copie "sont devenus des experts en recherche et développement incroyablement inventifs et entreprenants".

L'augmentation du niveau d'études a permis l'émergence d'une nouvelle génération d'ingénieurs. Comme Zhang Zhaohui, PDG de Youibot, installé dans l'incubateur HAX, d'où il conçoit le premier robot autonome de maintenance pour autobus du monde.

"Le potentiel de Shenzhen est énorme. La ville pourrait très vite rattraper la Silicon Valley", prédit l'entrepreneur de 26 ans à la tenue impeccable.

Le Français Meng Jie acquiesce: "Il y a 20 ans, à cet endroit, c'était du sable et de l'eau. Dans 10 ans, Shenzhen sera une ville très importante dans le monde. Ce sera la capitale de l'innovation."

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11 décembre 2018

Quand les multinationales attaquent les États

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25 novembre 2018

la monaie du futur

liston ce qui à de la valeur

1/l'eau et nourriture : on peut vivre  5 jours sans eau  et 1 mois sans manger et comme dit le proverbe ventre affamé n a pas d'oreille

heureusement l eau est abondante sur terre à aprt dans certain pays pourris mais c est leur probleme pas le notre

2/l'energie et la technologie du déplacement

la fusion nucléaire quand elle sera au point va rebattre les cartes

3/la santé et les biotechnologies

4/la technologie

donc la monaie du futur est technologique  ca sera une monaie technologique ( un peu comme le bitcoin attention pas le bitcoin hein) que proposerons les pays maitrisant les ordinateurs quantiques( une monaie commune  usa europe japon? une chinoise ou 1 usa 1 europe  1 japonaise une chinoise) ou quelques variantes.

mais l'or c'est fini comme monaie c est juste un metal utilise en industrie et en décoration  c'est tout

-raisons-de-parier-sur-une-revanche-de-l-or-en-2019-le-metal-jaune-pourrait-faire-son-grand-retour-566249

bref n'acheté ni or ni bitcoin car vous vous ferez plumer

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04 octobre 2018

Pour quelles raisons les magasins de vêtements disparaissent-ils ?

prévisible

pourque leur modéle économique fonctionne il faudrait 2 choses

1/que les Français ai de l argent donc qu ils travaillent  or les fabricants d'habits sont presque tous au pakistant ou bientot en afrique

ou alors qu on mette en place le revenu universel

2/que les vetements soient à 90% recyclable  quand je dis recyclable ca veut pas dire on les envoit dans le tiers monde ( tunisie,maroc,.....) mais qu on recycle la matiere  1ere or on ne sait pas encore faire ca

https://www.rtl.fr/actu/conso/pour-quelles-raisons-les-magasins-de-vetements-disparaissent-ils-7795045526/amp

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17 août 2018

Air France-KLM : le salaire du nouveau patron fait polémique

il est normal qui micron qui est une racaille du haut fasse appel a des racailles du haut

je suis de toute facons pour instaurer des salaires limites

n'oublions pas que tous ces grands patrons servent à rien du tout et que ses salaires mirobolants ne sont absolument pas justifiés ( ps c est la meme chose pour les sportifs)

C'est officiel depuis jeudi, Benjamin Smith, le numéro 2 d'Air Canada, va succéder à Jean-Marc Janaillac à la tête d'Air France-KLM.

Avant même l'annonce officielle, les syndicats de pilotes dénonçaient déjà la nomination "en catimini" du Canadien à la tête du groupe. C'est maintenant son salaire, multiplié par trois par rapport à celui de son prédécesseur, qui fait polémique.

3,3 millions d'euros par an

D'après des informations de Libération, le conseil d'administration de la compagnie aurait accepté de multiplier par trois la rémunération de son nouveau dirigeant, qui devrait atteindre une rémunération annuelle de l'ordre de 3,3 millions d'euros, estiment nos confrères.

Cette hausse de salaire fait grincer des dents parmi les employés de la compagnie : « C’est scandaleux et un très mauvais message à envoyer aux salariés de l’entreprise qui se sont mis en grève ces derniers mois pendant des semaines pour la revalorisation de leurs salaires », s’indigne Karine Monségu, cosecrétaire de la CGT Air France, auprès du Parisien.

Le salaire du futur PDG d'Air France ?
➡️ 3,3 millions d'euros par an.
C'est-à-dire :
➡️ 3 fois plus que son prédécesseur
➡️ Tout cela avec l'aval de l'État actionnaire#PognondeDingue https://t.co

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29 mars 2018

la mondialisation

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17 mars 2018

riches et pauvres la lutte des classes

avec minuscule mini micron et son gouvernement de trouduc les tres riches font payer aux classes moyennes pour les pauvres qu ils importent pour casser les acquis sociaux

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