21 janvier 2019

Egypte : un présentateur condamné à un an de prison pour avoir interviewé un homosexuel

n oublions pas que la grosse merde molle enarque hollande avait vendu des bateaux au dictateur egyptien

En août 2018, le présentateur avait invité un homme gay dans son émission télévisée sur la chaîne privée LTC TV et avait débattu avec lui sur le thème de l’homosexualité à l’antenne.

Un présentateur d’une émission télévisée a été condamné à un an de prison ferme par un tribunal égyptien pour avoir interviewé un homosexuel en 2018.

Ce présentateur, Mohamed al-Gheiti, qui s’était plusieurs fois dit opposé à l’homosexualité, a été reconnu coupable de promouvoir cette orientation sexuelle ainsi que d’outrage à la religion.

Le présentateur a également été condamné à une mise sous surveillance d’un an, et d’une amende de 3 000 livres égyptiennes (130 €), a indiqué Samir Sabri, l’avocat de la partie plaignante.

Mohamed al-Gheiti peut faire appel du verdict, et dans le cas échéant rester en liberté en attendant son nouveau verdit, à condition de payer une caution de 1 000 livres égyptiennes (50 €), selon Samir Sabri, sans indiquer si Mohamed al-Gheiti avait pris une décision en ce sens.

En août 2018, le présentateur avait invité un homme gay dans son émission télévisée sur la chaîne privée LTC TV et avait débattu avec lui sur le thème de l’homosexualité à l’antenne.

Durant l’interview, l’invité, dont le visage était flouté pour rester anonyme, avait confié être un travailleur du sexe et avait parlé de sa relation avec un autre homme.

Après la diffusion de cet entretien, le Conseil suprême de régulation des médias, un organisme d’Etat, avait suspendu la chaîne durant deux semaines pour « violations professionnelles ».

Campagne de répression contre les homosexuels

Selon un communiqué du Conseil, LTC TV n’avait pas respecté l’interdiction du conseil concernant « la présence d’homosexuels ou la promotion de leurs slogans » à la télévision. Le conseil avait instauré cette interdiction après qu’un drapeau arc-en-ciel --symbole de la communauté LGBT-- avait été brandi lors d’un concert au Caire en 2017.

A l’époque, les autorités avaient lancé une large campagne de répression contre les personnes suspectées d’être homosexuelles, s’attirant les critiques des groupes de défense des droits de l’Homme.

Le code pénal égyptien ne prohibe pas explicitement l’homosexualité, mais les tribunaux utilisent les incriminations de « débauche » ou de « prostitution » pour condamner les homosexuels.

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19 janvier 2019

L'espace : enjeu de puissance ? - Le Dessous des cartes

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18 décembre 2018

Inflation, corruption, inégalités,surnatalité: le cercle vicieux de la paupérisation d'Haïti

comme les pays d'afrique haiti souffre de la corruption,inégalités,surnatalité, du à  sa classe politique sauf que la ils peuvent pas accuser la france de colonialisme et les vialains racistes comme ils savent si bien le faire sans se remettre en question

le seul truc à part c est que la religion n y est pour rien pour une fois.

il faut qu ils fassent la révolution et qu ils tranchent la tete de leur dictateur c est tout( en france on a fait plein de révolution avant d'arriver à un peu de démocratie)

Vue aérienne du quartier Fort National de Port-au-Prince, le 13 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL )Vue aérienne du quartier Fort National de Port-au-Prince, le 13 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL ) <

Dans le dédale des constructions anarchiques qui s'étale sur les collines de Port-au-Prince, les Haïtiens les plus pauvres subissent durement les conséquences d'une forte inflation, d'une corruption au long cours et, depuis quelques mois, de la dévaluation de la monnaie.

À Fort National, quartier à moins d'un kilomètre du palais présidentiel, maisonnettes en béton et simples abris de fortune en tôles et bâches de plastique se serrent le long de chemins étroits, parcourus d'eaux usées et jonchés d'ordures.

Henry Germain cherche auprès de ses voisins un petit boulot pour pouvoir acheter son repas du soir. En vain. Sans travail depuis dix ans, il ne survit que grâce aux quelques dizaines de dollars envoyés chaque trimestre par un cousin vivant aux États-Unis.

"En décembre, comme il y a plein de fêtes, j'avais l'habitude de me faire plaisir, d'acheter des chaussures neuves et de nouveaux vêtements. Cette année, je peux rien faire, les prix sont trop chers: tout part dans la nourriture", confie l'homme de 44 ans.

Des vêtements, Elina Jean-Louis n'en manque pas. Sa petite maison aux murs de tôles est encombrée de textile d'occasion, mais elle ne veut plus se rendre au marché le revendre à cause des gangs qui s'y affrontent pour en prendre le contrôle.

"De toute façon, les clients refusent de payer plus alors que moi j'achète les lots de vêtements bien plus cher qu'avant", se lamente cette commerçante de 32 ans, contrainte aussi désormais à se restreindre au quotidien.

"Avant, j'achetais régulièrement du poulet, mais je ne peux plus me le permettre. Même les bananes sont devenues trop chères pour moi", confie-t-elle, tout en veillant à ce que son fils de 4 ans finisse son assiette de riz accompagné seulement de légumes.

Pour Elina et Henry, "avant" remonte au temps où la gourde était stable par rapport au dollar américain. Mais depuis l'été, la monnaie haïtienne a perdu près d'un tiers de sa valeur.


Une dévaluation lourde de conséquences dans un pays important quatre fois plus qu'il n'exporte. Insupportable pour les 60% de la population qui vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, la hausse des prix induite est également rude pour la classe moyenne déjà très réduite.

- Cohabitation -

"Beaucoup de parents ont des difficultés pour scolariser leurs enfants car ils doivent choisir entre mettre de la nourriture sur la table et envoyer l'enfant à l'école", relève l'économiste Kesner Pharel, s'inquiétant des inégalités grandissantes.

Un bidonville s'étire au pied d'une colline où sont baties des villas cossues à Pétion-Ville (Haïti), quartier de Port-au-Prince, le 14 décembre 2018
Un bidonville s'étire au pied d'une colline où sont baties des villas cossues à Pétion-Ville (Haïti), quartier de Port-au-Prince, le 14 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL )Un bidonville s'étire au pied d'une colline où sont baties des villas cossues à Pétion-Ville (Haïti), quartier de Port-au-Prince, le 14 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL )

"Les chiffres sont édifiants: les 20% les plus riches d'Haïti contrôlent plus de 60% des richesses et les 20% les plus pauvres ont moins de 2% des richesses. Cette cohabitation de villas et de bidonvilles est une situation explosive, un cocktail extrêmement dangereux comme on l'a vu en juillet", prévient-il.

La tentative du gouvernement le 6 juillet d'augmenter le prix des carburants jusqu'à 51% a entraîné une révolte à travers le pays, avec des violences en particulier à Port-au-Prince où des incendies volontaires et des pillages ont été répertoriés. Au moins quatre personnes ont été tuées.

Pour essayer de répondre aux besoins les plus urgents, l'exécutif a présenté jeudi devant le parlement une loi de finances prévoyant de doubler le budget du ministère de la Santé, tandis que celui du ministère des Affaires sociales bondirait de plus de 40%.

Pour financer ces mesures, le gouvernement table sur une augmentation de 75% des recettes douanières. Elle semble présager un plan de lutte contre la contrebande.

Sur la seule frontière terrestre, avec la République dominicaine, la perte pour l'État haïtien en droits de douane est estimée à 500 millions de dollars par an.

"On ne parle pas là de ceux qui passent à moto ou à dos d'âne, mais de gros camions voyageant avec des gens lourdement armés et qui passent comme ça, sans déclarer leur marchandise", dénonce George Sassine, président de l'association des industries de Haïti.

Selon lui, "la contrebande profite à une minorité qui comprend des sénateurs, des députés et aussi des personnes du secteur privé, car il faut bien écouler cette marchandise".

Mais l'omerta prévaut à cause des carences et de la corruption du système judiciaire.

C'est cet enrichissement illicite de la classe politique qui est dénoncé par les Haïtiens les plus pauvres.

"Les politiciens ne savent rien de notre misère. Demandez-leur le prix du sac de riz, ils ne savent pas. Quand on a de l'argent on ne s'en soucie pas, mais moi je meurs à petit feu. Eux sont bien gras, moi je n'ai que mes os", déplore Henry Germain, levant son T-shirt trop grand pour montrer ses côtes saillantes.

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10 décembre 2018

La Nobel de la paix Murad réclame une "protection internationale" des Yazidis

La Nobel de la paix Murad réclame une "protection internationale" des Yazidis
Comme des milliers de femmes yazidies, Nadia Murad été enlevée, violée, torturée et échangée par les jihadistes après l'offensive de l'EI contre cette communauté kurdophone du nord de l'Irak en 2014.

ben faut voir avec les usa vu que c est eux qui ont foutu un bordel mosntre

Source: Externe

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03 décembre 2018

un belle example à suivre par notre bouffon de président

Le gouvernement du nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador a annoncé dimanche la vente de l'avion présidentiel du pays, utilisé pour la dernière fois par l'ex-président Enrique Peña Nieto lors de son voyage pour le sommet du G20 en Argentine.

"Nous faisons aujourd'hui le premier pas dans la liquidation de l'avion Boeing 787-8 plus connu sous le nom de "José María Morelos et Pavón", a annoncé lors d'une conférence de presse Jorge Mendoza, directeur de Banobras, une banque de développement étatique.

M. Mendoza a annoncé que l'avion quittera México lundi pour être protégé dans un aéroport lohistique à San Bernardino, en Californie, où il fera l'objet d'opérations de maintenance dans l'attente d'un acheteur.

"Nous honorerons la promesse", a annoncé Mendoza.

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22 novembre 2018

mini minuscule micron recoit les tyrans du monde

macrons,hollande,sarkosy,dictature,yemen,mbz,mbs,arabie saoudite,abu dabi,vendeurs d'arme,enfants,droit del homme,pétrole,arme

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02 novembre 2018

des fous

http://www.leparisien.fr/international/acquittement-d-asia-bibi-menace-par-des-fanatiques-son-avocat-a-quitte-le-pakistan-

La France s'empresse de donner l'asile aux clandestins de l'#Aquarius.Mais elle ne montre pas un grand engouement pour aider Asia Bibi.

y a rien a attendre des putes en marche et de mini micron de toute facons.

le droit au blaspheme doit etre inscrit  dans la constitution de tout les pays du monde

ceci dit 5000 nazis de l'islam dans une ville comme islamad qui doit avoir plus de  10 millions d'habitants d'un point de vue statistique c est poil de cul

donc oui le gouvernement pakistanais est complice

Pakistan: troisième jour de manifestations anti-Asia Bibi

Un partisan du parti musulman extrémiste ASWJ (Ahle Sunnat Wal Jamaat) proteste contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi dont il brandit le portrait barré de rouge, à Islamabad le 2 novembre 2018 ( AFP / AAMIR QURESHI )

Le Pakistan demeurait vendredi en grande partie paralysé par des islamistes protestant contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, bien que la puissante armée les ait appelés à ne pas abuser de sa patience.

Tous les grands axes et autoroutes du pays étaient fermés au trafic vendredi, tandis que la circulation apparaissait réduite sur les routes secondaires, beaucoup de gens ayant préféré rester chez eux.

De nombreux commerces et écoles sont restés fermés et le réseau mobile était coupé vendredi dans les grandes villes.

Plusieurs groupes religieux avaient appelé à des manifestations vendredi après la prière et les rues apparaissaient désertées dans la plupart des grandes villes.

Les milieux religieux musulmans extrémistes protestent contre le jugement rendu mercredi par la Cour suprême qui a prononcé l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort en 2010 pour blasphème, un sujet très sensible au Pakistan.

Asia Bibi dans la prison de Sheikhupura au Pakistan, le 20 novembre 2010 ( DGPR Punjab/AFP/Archives / Handout )"Libérer Asia est un premier pas vers une abrogation de la loi sur le blasphème au Pakistan. L'Occident a toujours essayé de modifier cette loi mais nous résisterons", a lancé un orateur devant la foule.

La plupart des rassemblements sont menés par le parti radical Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), connu pour sa ligne particulièrement dure en matière de blasphème.

Des négociations jeudi avec les autorités se sont soldées par un échec, a déclaré l'un de leurs chefs de file, Pir Afzal Qadri.

"Nos négociations sont au point mort et ils ont menacé de nous tuer. Nous avons décidé de rester sur place et aucune menace ne nous effraiera", a-t-il dit dans la nuit de jeudi à vendredi, selon une vidéo visible sur le site du parti.

"Des étudiants pakistanais membres de l'Islami Jamiat Talaba (IJT) manifestent contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, à Karachi le 1er novembre 2018 ( AFP / ASIF HASSAN )">Des étudiants pakistanais membres de l'Islami Jamiat Talaba (IJT) manifestent contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, à Karachi le 1er novembre 2018 ( AFP / ASIF HASSAN )Des étudiants pakistanais membres de l'Islami Jamiat Talaba (IJT) manifestent contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, à Karachi le 1er novembre 2018 ( AFP / ASIF HASSAN )

Le TLP avait déjà bloqué l'accès à Islamabad pendant plusieurs semaines en novembre 2017 pour des motifs également liés au blasphème et obtenu la démission du ministre de la Justice."Pourquoi (les manifestants) punissent-ils les pauvres pour ce qu'ont fait des juges?", s'est lamenté vendredi Jabbar Khan, un vendeur de parfums quadragénaire à proximité du site d'une manifestation. "Nous ne pouvons rien dire car sinon ils vont nous frapper", a-t-il dit à l'AFP.- Limites à la patience Les manifestations se poursuivent alors que le Premier ministre Imran Khan vient d'entamer un voyage de 4 jours en Chine, où il devrait négocier l'octroi "Des étudiants pakistanais musulmans membres de l'Islami Jamiat Talaba (IJT) manifestent contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, à Karachi ke 1er novembre 2018 ( AFP / ASIF HASSAN )">Des étudiants pakistanais musulmans membres de l'Islami Jamiat Talaba (IJT) manifestent contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, à Karachi ke 1er novembre 2018 ( AFP / ASIF HASSAN )"> "> Des étudiants pakistanais musulmans membres de l'Islami Jamiat Talaba (IJT) manifestent contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, à Karachi ke 1er novembre 2018 ( AFP / ASIF HASSAN )

M. Khan avait vivement critiqué mercredi les extrémistes, les prévenant que l'Etat ne "tolèrerait pas le sabotage" et "prendrait ses responsabilités" si nécessaire.

De nombreux Pakistanais ont salué ce ton de fermeté mais s'inquiètent de voir le chaos s'installer et les autorités hésiter à intervenir.

L'un des chefs de file des manifestants avait appelé mercredi au meurtre des juges de la Cour suprême et à la mutinerie dans l'armée, poussant cette dernière à entrer dans le jeu vendredi.

"Il s'agit d'une affaire judiciaire et l'armée n'a rien à voir avec cela. (...) Ne nous entraînez pas dans ce genre d'affaires", a déclaré son porte-parole Asif Ghafoor.

"Nous tolérons des remarques contre nous, mais des actions peuvent être prises conformément à la loi et à la Constitution", a-t-il noté. "Ne nous forcez pas à entrer en action", a-t-il dit, ajoutant qu'il espérait une résolution "pacifique".

"Le gouvernement semblait s'être finalement rendu compte qu'il était temps d'affronter les religieux radicaux mais cette perception a commencé à s'estomper dès le lendemain lorsque le gouvernement a annoncé qu'il négociait avec les manifestants", conclut-il.

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L’enquête - Affaire Khashoggi : le vrai visage du prince saoudien

n oublions pas que mbs est le grand copain de la grosse merde molle enarque  hollande et mini minuscule  macron et le nabot cocaineux sarko

De vrais poètes. Finalement, c'est la même sensibilité que l'on retrouve chez Daesh ou certaines racailles de banlieues.

Un médecin légiste, identifié comme Salah al-Tubaigy et qui faisait partie de la quinzaine de Saoudiens dépêchés par Ryad à Istanbul ce jour-là selon plusieurs médias, a ensuite commencé à découper le corps de Jamal Khashoggi encore vivant, d'après la source de Middle East Eye.

Pendant qu'il faisait cela, Salah al-Tubaigy a commencé à écouter de la musique à l'aide d'écouteurs. « Quand je fais ce travail, j'écoute de la musique. Vous devriez (le) faire aussi », l'entend-on dire sur l'enregistrement, selon la même source.

L'assassinat a duré sept minutes....

mais

Djamal Kashoggi était en fait une crevure comme beaucoup d'autres dans ces pays. Ami d'Oussama ben Laden, il était allé l'interviewer plusieurs fois au Soudan et en Afghanistan. C'était un frère musulman, proche des filières terroristes soutenues par l'Iran et le Qatar, et un propagandiste du salafisme et du terrorisme qui en découle.
Le dauphin Mohamed bin Salmane l'a probablement fait liquider par un commando de ses fidèles, Kashoggi l'ennuyait par ses articles. Je n'irai pas pleurer sur Kashoggi, un criminel de moins sur terre.

Jamal Khashoggi : l'ami des princes, devenu trop dangereux
Ancien compagnon de route des djihadistes, le journaliste était devenu le pourfendeur en chef du pouvoir quasi-absolu du prince héritier MBS.

Au cours de ses trois dîners avec Oussama Ben Laden, Jamal Khashoggi lui répéta inlassablement la même requête: «Pourquoi ne pas enregistrer sur mon magnétophone ce que tu viens de me dire en privé?»

C'était en 1995 à Khartoum au Soudan, où le chef d'al-Qaida s'était replié. Mais, la vie de Médine, la sainte, lui manque. Les finances de son organisation naissante sont à sec. «Lorsqu'elle apprend qu'Oussama désire rentrer en Arabie, sa famille se tourne vers un ami de longue date, le journaliste Jamal Khashoggi», raconte Lawrence Wright dans La Guerre cachée, son livre culte sur al-Qaida, publié après les attentats du 11 Septembre aux États-Unis.

Les deux familles se connaissent. Oussama a grandi à Djedda, le grand port sur la mer Rouge, où Jamal venait régulièrement dans les années 1970. Les Ben Laden, dans la construction, et les Khashoggi, sur le marché des armes, pèsent lourd financièrement. L'oncle de Jamal, Adnan Khashoggi, fut un marchand d'armes réputé et un intermédiaire efficace entre les États-Unis et l'Arabie, avant d'être impliqué dans des transactions douteuses adossées à l'affaire dite des «Contra» en Iran.

Les Khashoggi ont de la branche: Mohammed, le père d'Adnan, fut le médecin personnel du roi Abdelaziz al-Saoud, le fondateur de l'Arabie. Et la sœur d'Adnan, Samira, était la mère de Dodi al-Fayed, décédé dans un accident de voiture à Paris avec la princesse Diana. Bref, la cour royale peut faire confiance au journaliste. En privé, Ben Laden admet que «la violence contre son propre pays est improductive». C'est cela que son ami Jamal veut rapporter à la cour des Saoud, où la transaction avec les «déviants» est encore la règle: «Tu rentres en renonçant à la violence.» Mais entre le riz et l'agneau à la sauce saoudienne, Ben Laden refuse le marché. Il ne se liera pas les mains. Dans un délire mégalomaniaque, il exige, au contraire, le départ des troupes américaines du royaume. «Khashoggi sent que son ami perd pied», écrit Lawrence Wright. Jamal rentre bredouille à Riyad.

La vie de cet ancien compagnon de route des djihadistes, devenu promoteur de la démocratie dans le monde arabe, est le reflet des contradictions de son pays: l'Arabie, où il fut - tour à tour ou en même temps - journaliste, conseiller des princes, relais des services de renseignements et dépositaire - via sa famille et son parcours - de lourds secrets.

«Jamal n'était pas un extrémiste, mais un musulman pieux conservateur qui conduisait parfois la prière aux côtés de ses confrères des journaux où il travailla»

Depuis son titre d'éditorialiste auWashington Post, il est devenu le pourfendeur en chef du pouvoir quasi-absolu du nouvel homme fort de Riyad, le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), qui l'a placé sur sa liste noire.

Comme beaucoup de rejetons des riches familles saoudiennes, Jamal étudie aux États-Unis. À son retour au pays, il rejoint les Frères musulmans, cet islam politique, jamais bien en cour en Arabie, où le wahhabisme est la doctrine officielle et concurrente.

Comme beaucoup de jeunes Saoudiens enthousiastes, il soutient à la fin des années 1970 le djihad contre les Soviétiques en Afghanistan, où il réalisera ses premières interviews d'Oussama Ben Laden, dont la «guerre sainte» est financée par Riyad et appuyée logistiquement par la CIA. Mais si des photos le montrent kalachnikov à la main, ses amis assurent qu'il a peu combattu. «Jamal n'était pas un extrémiste, mais un musulman pieux conservateur qui conduisait parfois la prière aux côtés de ses confrères des journaux où il travailla», se souvient l'une d'eux, Shahid Raza, citée par le New York Times, dans un portrait fouillé de Jamal Khashoggi.

Journaliste ou relais des moukhabarat, les renseignements saoudiens, s'interrogèrent tout de même des confrères? Jamal devient, en effet, le protégé du prince Turki al-Faysal, qui fut le très fin patron des services saoudiens pendant 24 ans, avant d'être nommé ambassadeur en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis, où l'accompagnera le journaliste. «Je suis stupéfait par le silence de Turki, depuis la disparition de son ami», confie un homme d'affaires français. À la tête d'un centre de recherches, le prince Turki, que l'on aperçoit l'été à la terrasse du Fouquet's à Paris, se tait, par peur des représailles de son cousin MBS.

Pétri de contradictions, Jamal Khashoggi, lui, ne s'est jamais vraiment tu. Deux mois après sa nomination à la tête du journal al-Watan en 2003 - propriété d'un prince comme c'est souvent le cas - il est renvoyé pour avoir critiqué un ouléma ayant légitimé des attaques contre les non-musulmans.

Au fil des ans, l'éditorialiste, affable, reconnaissable à sa démarche nonchalante, accumule les déceptions.

À l'égard du djihad en Afghanistan, où les talibans, une fois au pouvoir, s'entre-déchirent. Envers son ami, Oussama Ben Laden, imperméable à toute inflexion de son combat antiaméricain. «Tu donnes aux Américains le droit de te poursuivre», lui répétait Khashoggi. Pourtant, lorsque le chef d'al-Qaida tombe sous les balles d'un commando américain au Pakistan, Jamal observe le deuil d'Abou Abdallah, le nom de guerre de Ben Laden. «J'ai succombé en pleurant, le cœur brisé par toi Abou Abdallah», écrit-il peu après sur son compte Twitter, qui compte aujourd'hui 1,7 million d'abonnés. «Tu étais magnifique et plein de bravoure aux beaux jours de l'Afghanistan, avant que tu succombes à la haine et à la passion», ajoute Jamal Khashoggi.

À partir de 2011, l'échec des Printemps arabes nourrit son amertume. Ses amitiés «fréristes», qu'il avouait ou cachait au gré de ses interlocuteurs, lui font jouer la carte de l'islam politique en Égypte et en Tunisie. Jamal fraie avec ses voisins du Qatar, où on le croisait lors de conférences à Doha, principal sponsor politique et financier d'une mouvance à laquelle la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis voulaient, eux aussi, croire.

Jamal ferraille contre les pouvoirs corrompus et plaide pour un accroissement de la participation politique, y compris dans les monarchies du Golfe, où le pouvoir, justement, ne se partage pas. Mais, autre contradiction du personnage, Khashoggi trouve peu à redire lorsque ces mêmes monarchies envoient leurs tanks mater la révolte de la majorité chiite du Bahreïn contre un pouvoir sunnite allié de Riyad, qui ne veut rien lâcher. L'éditorialiste épouse l'obsession des dirigeants du Golfe contre le «méchant loup» iranien, qui les déstabilise.

Si Jamal Khashoggi a bel et bien été tué sur ordre du palais à Riyad, le journaliste n'a pourtant jamais été un dangereux opposant révolutionnaire. Loyal à un régime qui l'avait promu, «Khashoggi n'a jamais appelé à davantage que des réformes graduelles au sein de la monarchie», écrit le New York Times, «mais son penchant pour une écriture libre et sa volonté de réformes politiques en Arabie exprimée depuis l'étranger l'ont mis en collision avec le prince héritier» Mohammed Ben Salman.

À l'été 2017, alors que des opposants commencent à être embastillés, quelques semaines seulement avant que des princes amis, comme Walid Ben Talal ou des fils de l'ancien roi Abdallah, soient à leur tour détenus au Ritz Carlton de Riyad sous le prétexte d'une vaste purge anticorruption, Khashoggi fait ses valises pour les États-Unis. On vient de lui retirer son édito dans un quotidien saoudien. Et pour l'inciter à cesser ses critiques, certains de ses cousins ont interdiction de quitter le royaume.

À Washington, Jamal connaît du monde, beaucoup de monde: journalistes, parlementaires, agents du renseignement, membres des think-tanks. Le Washington Postl'engage comme contributeur régulier. Il dénonce l'autoritarisme de MBS et s'en prend à son petit cercle de conseillers courtisans. Mais loin des sables saoudiens, Jamal se sent en sécurité. «Oh Maggie, tu es ridicule», lance-t-il à sa vieille amie Maggie Mitchell Salem, qui le met en garde contre une visite à l'ambassade saoudienne à Washington, où MBS a placé son frère, Khaled Ben Salman, pour consolider la lune de miel naissante avec Donald Trump et son gendre Jared Kushner. Régulièrement, des diplomates saoudiens le rencontrent, lui transmettant des messages appelant à la modération ou l'invitant même à rentrer au pays. Un piège dans lequel l'homme du sérail ne voulait pas tomber. Jusqu'à sa visite le 2 octobre au consulat saoudien d'Istanbul, d'où il n'est jamais réapparu.

Dans le New Yorker, Dexter Filkins se rappelle sa dernière conversation par courriel avec Jamal Khashoggi, six jours avant sa disparition. «Il m'avait envoyé des messages détaillant les dernières détentions de journalistes en Arabie, en disant qu'il espérait que cette histoire allait m'intéresser.»

Pour les commanditaires de sa disparition, Jamal était devenu une voix dissidente trop écoutée aux États-Unis. Là même où MBS fit un show en mars lors de ses trois semaines de visite entre la Silicon Valley, la Maison-Blanche et le Texas. Jamal n'était plus l'apparatchik que l'on pouvait utiliser. Il était devenu une ombre insupportable. À titre posthume, le Washington Posta publié jeudi sa dernière chronique écrite, juste avant sa disparition. «Le monde arabe fait face à sa propre version du rideau de fer, imposé non pas par des acteurs externes, mais à cause des forces nationales se disputant le pouvoir.» Des forces prêtes à tout face aux opposants, trop dans la lumière.
Si Kashoggi avait été arrêté , jugé et exécuté en Arabie Saoudite, on en parlerait à peine. Ce qui est très ennuyeux pour le pouvoir saoudien, c'est la méthode: arrêter, torturer, exécuter, découper et faire disparaître ce gars dans un consulat saoudien dans un pays ami est spectaculaire, choquant et inacceptable. Mohamed bin Salmane va passer un mauvais moment, la pression internationale va s'exercer sur l'Arabie Saoudite et il y a des grandes chances que le Conseil de Régence réuni depuis plusieurs l'élimine. Personne ne le regrettera lui non plus, mort aux cons n'est ce pas.

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