11 juin 2019

Le Botswana décriminalise l'homosexualité

une bonne nouvelle pour les homos d'afrique

La justice du Botswana a annulé mardi l'interdiction de l'homosexualité en vigueur dans le pays, qualifiée de "relique de l'ère victorienne", une décision aussitôt saluée par les défenseurs de la cause LGBTQ.

Ce jugement historique était très attendu sur l'ensemble du continent africain, où l'homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens.

Les clauses du code pénal du Botswana relatives aux relations entre personnes du même sexe "sont annulées", a déclaré le juge Michael Leburu mardi dans une salle d'audience comble de la Haute Cour à Gaborone. "La justice ordonne que les lois soient amendées", a-t-il ajouté. 

Les clauses en question sont "des reliques de l'ère victorienne" qui "ne sont plus viables", a encore estimé le magistrat. Elles "oppressent une minorité" et "ne passent pas l'épreuve de la constitutionnalité", a-t-il ajouté.

La Haute Cour s'est prononcée sur ce sujet sensible sur requête d'une personne anonyme, identifiée par ses seules initiales LM pour des raisons de sécurité, qui contestait le code pénal.

Le texte en vigueur depuis 1965 prévoyait des peines pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

"Les minorités ne doivent pas être exclues et ostracisées", a encore expliqué le juge Leburu dans son jugement. "Le temps est venu que la sexualité entre personnes du même sexe soit décriminalisée", a insisté le magistrat.

"Les hétérosexuels sont autorisés à exprimer leur sexualité sans problème mais la même chose ne s'applique pas au requérant", a-t-il poursuivi. Lui "nier le droit d'avoir des relations sexuelles comme il l'entend est discriminatoire", a-t-il encore expliqué, jugeant "fondamental" le droit au respect de la vie privée.

- "Sens commun" -

Ce jugement est "un signal revigorant pour la dignité humaine, la vie privée et l'égalité", a réagi Neela Ghoshal de l'organisation Human Rights Watch (HRW).

"Le bon sens exprimé par la Haute Cour du #Botswana est tellement revigorant", a-t-elle ajouté sur son compte Twitter.

Ce jugement intervient après le refus en mai de la Haute Cour du Kenya d'abroger les lois réprimant les relations homosexuelles, qui avait douché les espoirs de la communauté continentale LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenre, queers).

Devant le tribunal de Gaborone mardi, des militants brandissaient des pancartes proclamant "Il n'y a rien de mal à être différent, mais il est injuste d'être discriminé" ou "Les hommes homosexuels sont cinq fois plus victimes de violences sexuelles que l'ensemble de la population masculine du Botswana". 

Pour Matlhogonolo Samsam, de l'organisation de lesbiennes, gays et bisexuels du Botswana (Legabibo), la décriminalisation est une question de "liberté d'expression, de droit à la vie privée et de droit à une égale protection par la loi".

Car au quotidien, les homosexuels sont victimes de stigmatisation dans ce pays d'Afrique australe, considéré pourtant comme l'un des Etats africains les plus démocratiques. Dans les hôpitaux publics, "on reçoit des commentaires négatifs", a témoigné Thato Game Tsie, militant de l'organisation Legabibo.

- 'Moralité' -

La législation antigay "limite les interactions que je peux avoir avec des personnes qui s'identifient de la même manière que moi, car je crains d'être emprisonné", avait expliqué en mars "LM", le requérant à la Haute Cour du Botswana.

Le représentant de l'Etat avait, lui, estimé que la population du Botswana n'était pas prête à un changement d'attitude vis-à-vis de l'homosexualité, disant argumenter au nom de la "moralité publique".

Les relations homosexuelles ont lieu "dans un espace privé" donc elles "ne peuvent pas avoir d'impact sur la moralité publique", a tranché le juge Leburu mardi. 

Depuis ces dernières années, le Botswana est devenu progressivement plus tolérant à l'égard de l'homosexualité.

En 2016, un tribunal avait tranché en faveur des militants de Legabibo, qui dénonçaient le refus du ministère de l'Intérieur d'enregistrer leur association.

L'an dernier, le président Mokgweetsi Masisi avait regretté que dans son pays "beaucoup de personnes entretenant des relations avec des personnes du même sexe (...) aient été agressées et aient souffert en silence". "Tout comme les autres citoyens, elles méritent que leurs droits soient protégés", avait-il estimé.

En Afrique subsaharienne, l'homosexualité est largement criminalisée

Plus de la moitié des pays d'Afrique subsaharienne - 28 sur 49 - disposent de législations interdisant ou réprimant l'homosexualité, parfois de la peine de mort.

Ces dernières années cependant, l'Angola, le Mozambique et les Seychelles ont légalisé les relations entre personnes de même sexe, rejoignant le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Mali, la République démocratique du Congo et le Lesotho.

L'Afrique du Sud fait figure de pionnière en la matière. Depuis la fin du régime de l'apartheid en 1994, elle dispose d'un des cadres juridiques les plus libéraux du monde.

Sa Constitution interdit toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et le mariage homosexuel a été légalisé en 2006, une première encore inédite en Afrique. Les actes de violence homophobe y sont pourtant fréquents.

A l'inverse, le Tchad, le Nigeria et le Burundi ont soit légiféré soit durci leur législation.

Voici quelques exemples de législations criminalisant l'homosexualité en Afrique.

- KENYA: quiconque a une "relation charnelle (...) contre l'ordre naturel" peut être emprisonné jusqu'à 14 ans. Le code pénal prévoit aussi 5 ans de prison pour les "pratiques indécentes entre hommes".

Les condamnations sont cependant rares. En mai, la justice a opté pour le statu quo, estimant qu'une décriminalisation de l'homosexualité ouvrirait la voie à des unions entre personnes du même sexe.

- MALAWI: la loi réprimant les relations entre personnes de même sexe et la sodomie a été suspendue en 2012, pour "réévaluation". La Cour constitutionnelle ne s'est toujours pas prononcée sur le sujet.

- OUGANDA: l'homosexualité est punie d'une peine pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

La législation adoptée en décembre 2013, réprimant notamment la "promotion de l'homosexualité" et rendant obligatoire la dénonciation des homosexuels, qui avait déclenché un tollé international, a été annulée pour vice de forme par la Cour constitutionnelle en août 2014.

- MAURITANIE et SOUDAN: la peine de mort est prévue, conformément à la charia, en Mauritanie pour les hommes (les femmes pouvant être punies de trois mois à deux ans d'emprisonnement) et au Soudan.

- NIGERIA: la peine de mort est prévue dans le Nord, à majorité musulmane, même si aucune exécution pour ce motif n'a récemment été signalée. Dans le reste du pays, une loi adoptée en 2014 prévoit des peines allant jusqu'à 14 ans de prison. 

- SOMALIE: les homosexuels sont mis à mort dans les territoires du Sud contrôlés par les islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

- TANZANIE: le pays punit l'homosexualité d'une peine minimale de 30 ans et pouvant aller jusqu'à la prison à perpétuité. Depuis l'élection du président John Magufuli en octobre 2015, une rhétorique officielle dénonçant l'homosexualité, aussi bien masculine que féminine, s'est développée.

- TCHAD: ll a voté en mai 2017 une loi punissant les rapports sexuels entre personne de même sexe de trois mois à deux ans de prison et d'une amende de 50.000 à 500.000 francs CFA (76 à 760 euros).

- ZAMBIE: les relations homosexuelles sont punies d'un à 14 ans de prison.

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18 décembre 2018

Inflation, corruption, inégalités,surnatalité: le cercle vicieux de la paupérisation d'Haïti

comme les pays d'afrique haiti souffre de la corruption,inégalités,surnatalité, du à  sa classe politique sauf que la ils peuvent pas accuser la france de colonialisme et les vialains racistes comme ils savent si bien le faire sans se remettre en question

le seul truc à part c est que la religion n y est pour rien pour une fois.

il faut qu ils fassent la révolution et qu ils tranchent la tete de leur dictateur c est tout( en france on a fait plein de révolution avant d'arriver à un peu de démocratie)

Vue aérienne du quartier Fort National de Port-au-Prince, le 13 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL )Vue aérienne du quartier Fort National de Port-au-Prince, le 13 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL ) <

Dans le dédale des constructions anarchiques qui s'étale sur les collines de Port-au-Prince, les Haïtiens les plus pauvres subissent durement les conséquences d'une forte inflation, d'une corruption au long cours et, depuis quelques mois, de la dévaluation de la monnaie.

À Fort National, quartier à moins d'un kilomètre du palais présidentiel, maisonnettes en béton et simples abris de fortune en tôles et bâches de plastique se serrent le long de chemins étroits, parcourus d'eaux usées et jonchés d'ordures.

Henry Germain cherche auprès de ses voisins un petit boulot pour pouvoir acheter son repas du soir. En vain. Sans travail depuis dix ans, il ne survit que grâce aux quelques dizaines de dollars envoyés chaque trimestre par un cousin vivant aux États-Unis.

"En décembre, comme il y a plein de fêtes, j'avais l'habitude de me faire plaisir, d'acheter des chaussures neuves et de nouveaux vêtements. Cette année, je peux rien faire, les prix sont trop chers: tout part dans la nourriture", confie l'homme de 44 ans.

Des vêtements, Elina Jean-Louis n'en manque pas. Sa petite maison aux murs de tôles est encombrée de textile d'occasion, mais elle ne veut plus se rendre au marché le revendre à cause des gangs qui s'y affrontent pour en prendre le contrôle.

"De toute façon, les clients refusent de payer plus alors que moi j'achète les lots de vêtements bien plus cher qu'avant", se lamente cette commerçante de 32 ans, contrainte aussi désormais à se restreindre au quotidien.

"Avant, j'achetais régulièrement du poulet, mais je ne peux plus me le permettre. Même les bananes sont devenues trop chères pour moi", confie-t-elle, tout en veillant à ce que son fils de 4 ans finisse son assiette de riz accompagné seulement de légumes.

Pour Elina et Henry, "avant" remonte au temps où la gourde était stable par rapport au dollar américain. Mais depuis l'été, la monnaie haïtienne a perdu près d'un tiers de sa valeur.


Une dévaluation lourde de conséquences dans un pays important quatre fois plus qu'il n'exporte. Insupportable pour les 60% de la population qui vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, la hausse des prix induite est également rude pour la classe moyenne déjà très réduite.

- Cohabitation -

"Beaucoup de parents ont des difficultés pour scolariser leurs enfants car ils doivent choisir entre mettre de la nourriture sur la table et envoyer l'enfant à l'école", relève l'économiste Kesner Pharel, s'inquiétant des inégalités grandissantes.

Un bidonville s'étire au pied d'une colline où sont baties des villas cossues à Pétion-Ville (Haïti), quartier de Port-au-Prince, le 14 décembre 2018
Un bidonville s'étire au pied d'une colline où sont baties des villas cossues à Pétion-Ville (Haïti), quartier de Port-au-Prince, le 14 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL )Un bidonville s'étire au pied d'une colline où sont baties des villas cossues à Pétion-Ville (Haïti), quartier de Port-au-Prince, le 14 décembre 2018 ( AFP / HECTOR RETAMAL )

"Les chiffres sont édifiants: les 20% les plus riches d'Haïti contrôlent plus de 60% des richesses et les 20% les plus pauvres ont moins de 2% des richesses. Cette cohabitation de villas et de bidonvilles est une situation explosive, un cocktail extrêmement dangereux comme on l'a vu en juillet", prévient-il.

La tentative du gouvernement le 6 juillet d'augmenter le prix des carburants jusqu'à 51% a entraîné une révolte à travers le pays, avec des violences en particulier à Port-au-Prince où des incendies volontaires et des pillages ont été répertoriés. Au moins quatre personnes ont été tuées.

Pour essayer de répondre aux besoins les plus urgents, l'exécutif a présenté jeudi devant le parlement une loi de finances prévoyant de doubler le budget du ministère de la Santé, tandis que celui du ministère des Affaires sociales bondirait de plus de 40%.

Pour financer ces mesures, le gouvernement table sur une augmentation de 75% des recettes douanières. Elle semble présager un plan de lutte contre la contrebande.

Sur la seule frontière terrestre, avec la République dominicaine, la perte pour l'État haïtien en droits de douane est estimée à 500 millions de dollars par an.

"On ne parle pas là de ceux qui passent à moto ou à dos d'âne, mais de gros camions voyageant avec des gens lourdement armés et qui passent comme ça, sans déclarer leur marchandise", dénonce George Sassine, président de l'association des industries de Haïti.

Selon lui, "la contrebande profite à une minorité qui comprend des sénateurs, des députés et aussi des personnes du secteur privé, car il faut bien écouler cette marchandise".

Mais l'omerta prévaut à cause des carences et de la corruption du système judiciaire.

C'est cet enrichissement illicite de la classe politique qui est dénoncé par les Haïtiens les plus pauvres.

"Les politiciens ne savent rien de notre misère. Demandez-leur le prix du sac de riz, ils ne savent pas. Quand on a de l'argent on ne s'en soucie pas, mais moi je meurs à petit feu. Eux sont bien gras, moi je n'ai que mes os", déplore Henry Germain, levant son T-shirt trop grand pour montrer ses côtes saillantes.

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13 novembre 2018

Boko Haram - Les origines du mal

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07 décembre 2017

les droits des homosexuels dans le monde

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/05/26/mariage-union-civile-criminalisation-les-droits-des-homosexuels-dans-le-monde_4640717_4355770.html

evidement les pays arrierés sont les pays de l islam mais qu attendre de cette religion débile c est pour cela qu il faut l interdire en europe

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19 février 2015

Au Bénin, une "école de la deuxième chance" pour enfants déscolarisés

Félix, un Béninois de 17 ans, n'a jamais été inscrit dans une école et travaille depuis plusieurs années dans un atelier de couture. Mais depuis 2012, il bénéficie de cours gratuits dans le cadre d'une "école de la deuxième chance", une initiative visant quelque 700.000 jeunes non scolarisés ou déscolarisés à travers son pays.

"Avant d'aller à l'école, j'étais comme les gens qui sont morts, parce que je ne savais pas lire et écrire. Mais aujourd'hui, je sais. Et je suis content", dit à l'AFP Félix Ayededjou, un des 18 élèves du Programme de cours accéléré (PCA) de Pobè, commune rurale de 150.000 habitants dans le sud-est du Bénin.

des jeunes qui apprecient l ecole ca change des racailles de banlieue

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01 décembre 2014

homophobie en afrique

les pays où les homos risquent leur vie doivent etre banis de l onu et du commerce mondiale

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24 novembre 2014

depense militaire dans le monde

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26 octobre 2014

Kangamba-le-general-angolais-qui-se-croit-au-dessus-des-lois

http://www.marianne.net/Kangamba-le-general-angolais-qui-se-croit-au-dessus-des-lois_a242261.html

 

sans compter la persecution dont son victime les homos en faite pour voir si un pays est une democratie il suffit de regarder comment sont traité les homos dans se pays

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