19 juin 2012

drame de la société

parti français,droit à mourir dignement,euthanasie,suisse,projet pour la france,projet,france,référemdum

je rappel que je suis pour la legalisation de l'euthanasie et du droit a mourir dignement

il faut faire comme en suisse ou se droit existe

Un amour détruit par Alzheimer : un retraité jugé pour avoir tué sa femme

ls "s'aimaient" mais la maladie "détruisait" leur couple: un retraité de 79 ans est jugé depuis mardi devant la cour d'assises du Val-de-Marne pour avoir frappé à mort son épouse, qui souffrait d'Alzheimer.

"Je ne conteste rien du tout. J'assume (...) Elle m'aimait, on s'aimait. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça", a déclaré à l'ouverture de l'audience Gabriel Armandou.

Blouson noir et lunettes cerclées, cet homme comparaît libre, pour violences volontaires ayant entraîné la mort de sa femme Paulette, le 13 septembre 2008, à leur domicile, à Fresnes (Val-de-Marne). Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

"Ca a été la journée la plus dure de ma vie je ne comprends pas ce qui m'est arrivé", a ajouté cet homme trapu, qui a raconté avoir été tour à tour gérant d'hôtel, commerçant, agent immobilier.

Ce soir-là, les pompiers, appelés par le fils de l'accusé, découvrent la femme âgée, presque nue, sur le sol de la salle de séjour du domicile. Elle a le visage tuméfié, porte des traces de coups, en plus de nombreux pansements et hématomes. Elle a subi des coups à la tête, au cou, au thorax et à l'abdomen. Un manche à balai portant des traces de sang est retrouvé sur les lieux.

Son mari avait alors reconnu avoir "craqué" et frappé celle qui était sa compagne depuis 48 ans, atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis 2000. Incontinente, son état s'était très dégradé depuis trois mois.

La présidente a lu des extraits des cahiers que tenait l'accusé, dans lequel il rapportait les fugues quasi quotidiennes, les disputes et les moments de "paix". "Je suis à bout, l'envie de me suicider m'obsède", écrit-il dès 2003, évoquant "ce silence que je ne peux supporter et qui détruit notre ménage".

"Moi qui l'aime, moi qui la désire"

Les années suivantes, il continue à coucher ses difficultés sur le papier: "Je lui propose de faire la paix en l'embrassant, elle refuse net", "elle aime faire le mal et ne soigne pas, probablement pour se venger", "elle n'est que haine et méchanceté, moi qui l'aime, moi qui la désire, elle n'a qu'une idée, se détruire".

"J'avais l'impression de discuter avec une personne normale alors qu'elle n'était plus normale. Je savais qu'elle était malade, mais (...) je ne me doutais pas qu'une personne pouvait en arriver à être comme ça", a soupiré Gabriel Armandou.

"Il avait fait la promesse à sa femme de la soutenir et de l'aider jusqu'à la fin (...) Il s'en occupait sans arrêt sur la fin. Cela devenait pénible. Il fait partie d'une génération où on ne sollicite pas d'aide extérieure", a déclaré à la presse son avocat, Me Arnaud Richard, réclamant "une vraie clémence" pour une affaire qui "dépasse le point de vue légal".

"On sait que les aidants familiaux sont à risque de se retrouver dans des situations d'épuisement qui peuvent aboutir à des situations dramatiques", met en garde Judith Mollard, experte psychologue auprès de France Alzheimer.

"Les conjoints sont 24/24H avec les malades. Personne n'est surhumain. Il ne faut pas rester seul, la qualité de la maladie affective ne suffit pas", ajoute-t-elle, interrogée par l'AFP.

Selon l'association, 850.000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée, majoritairement des femmes, mais seule la moitié des patients est identifiée. Elle estime qu'un proche consacre 06H30 par jour pour aider un membre de la famille touché par la maladie.

En janvier, un retraité s'était pendu à Chalandry-Elaire (Ardennes) après avoir tué de la même façon sa femme, qui souffrait de la maladie. L'homme avait expliqué dans une lettre que sa maladie lui était devenue insupportable.

Le verdict est attendu mercredi.

Posté par stetienne à 17:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,