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25 juin 2019

Agriculture de conservation: quand le "sans-labour" gagne du terrain

chez moi avant il y avait plein de narcisse dans les pres

maintenant plus rien à cause labourage et fauchage plusieur fois par an:(

les agriculteurs sont les 1er destructeurs  de la biodiversité

Agriculture de conservation: quand le "sans-labour" gagne du terrain AFP13/06/2019 à 13:45

"Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

"A certains moments, la chimie ne marche plus. Qu'est-ce qu'on fait? Il faut qu'on remette de l'agronomie dans notre système": comme Stéphane Schoumacher, céréalier dans la Marne, de plus en plus d'agriculteurs tentent l'agriculture sans labour, pour réduire leurs charges et ramener de la vie dans les sols.

Abrités sous un hangar, alors que la pluie tombe dru sur les champs de blé et de colza de la Marne, une dizaine d'agriculteurs écoutent avec attention un ingénieur agronome, animateur du club Agrosol pour le compte de la coopérative Vivescia, leur expliquer comment modifier leurs pratiques et passer en agriculture de conservation des sols (ACS).

Jean-Luc Forrler brandit des pieds de colza, attaqués par des charançons (coléoptères blottis dans les tiges qui éclatent, NDLR): "Il faut nourrir vos plants, les insectes vont privilégier les colzas les plus chétifs", explique à ces paysans de tous âges M. Forrler, véritable "coach" des paysans.

"Entre 1998 et 2000, les cours des céréales étaient très bas, il fallait trouver des moyens de baisser les charges", rappelle-t-il pour expliquer son engagement dans ces pratiques.

Dans le viseur, la mécanisation, qui représente "plus de 50% des charges", selon Stéphane Schoumacher, hôte de ce tour de plaine.

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Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )"> Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI ) __legend">Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Car ce type d'agriculture, qui repose sur trois leviers -suppression du labour, modification des rotations et couverts végétaux entre les cultures pour ne jamais laisser les parcelles à nu-, vise aussi à "assurer un revenu correct sur l'exploitation", explique Savine Oustrain, de Vivescia.

La moisson catastrophique de 2016 a, selon elle, agi comme un déclic: "Depuis trois ans, le club Agrosol est passé de 100 membres à 350 dans le Grand Est. Certains agriculteurs se sont rendu compte qu'il fallait peut-être changer de système".

Sous un ciel chargé de nuages gris, M. Schoumacher admire ses champs de blé d'un beau vert tendre, avant d'arracher une motte de terre pour montrer la qualité retrouvée de ses sols, dans lesquels on observe les restes de cultures précédentes, comme des résidus de maïs.

"Les résidus se décomposent plus lentement et servent de garde-manger pour les vers de terre. Plus vous avez de résidus, plus vous avez de vie du sol", explique-t-il.

- Une aubaine pour le revenu... et le climat -

Mais ces techniques peuvent également servir contre le changement climatique: les couverts végétaux plantés entre les cultures, souvent des légumineuses comme le pois, captent l'azote de l'air pour le fixer dans le sol.

"Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )"

Source: Externe

Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )"Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, regarde la qualité du sol, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Outre cet apport d'azote, "les insecticides, ça fait quatre ans qu'on s'en passe en colza, dans les cultures céréalières, ça fait deux ans et demi, sans impact sur le rendement", assure Etienne Mignot, en école d'ingénieur, dont le père est engagé en agriculture de conservation depuis cinq ans.

Mais, car il y a un "mais", "aujourd'hui, les plus grosses difficultés, c'est avec les herbicides, on n'arrive pas à faire sans", explique M. Mignot.

Une fois par an, les agriculteurs en ACS recourent au glyphosate, cancérogène probable selon une agence internationale, pour nettoyer leur parcelle des couverts végétaux, afin que la culture qu'ils plantent puisse se développer.

Sur la ferme familiale, assure Etienne Mignot, c'est 0,2, 0,3 litre par hectare, pas plus.

En contrepartie, "on a moins de travail (superficiel) du sol. On est en moyenne à 40 à 50 litres de fioul à l'hectare. En système conventionnel, c'est 70 à 80 litres".

"Face à des incidents climatiques de plus en plus fréquents, et de plus en plus accentués, on est plus résilient", fait valoir M. Schoumacher, qui assure que "le fait de ne pas travailler les sols, ça protège votre sol du gros orage, de la sécheresse", car l'eau "va s'infiltrer plus vite", grâce aux vers de terre et aux racines qui aèrent le sol.

"Toutes les charges phytosanitaires sont divisées par deux", ajoute-t-il. Il voit dans l'interdiction du glyphosate le seul frein potentiel au développement de cette pratique.

Mais selon M. Forrler, pour les néophytes, "le problème est beaucoup plus psychologique que technique. La question qui revient le plus, c'est : +Je ne sais pas si je fais bien ?+. Du jour au lendemain, vous changez totalement de mode d'emploi. C'est là que la notion de groupe est importante".

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09 juin 2019

fin du monde dans 50 ans

http://www.leparisien.fr/environnement/yves-cochet-l-humanite-pourrait-avoir-disparu-en-2050-07-06-2019-8088261.php

tous le monde veut proteger la planete  sauf que:

moi je veux pouvoir continuer à utiliser un gros 4*4 de  2 tonnes pour faire mes 20 bornes quotidienne

moi je veux continuer a prendre l avion

moi gros pegouzes  productiviste je veux continuer à épendre massivement pesticide qui detruit tout et labourer plusieur fois par an  et planter maïs au sommet du mont blanc

moi je veux des lampadaires  tous les  10 metres  car je suis un trouillard et tant pis pour la biodiversité nocturne ( 1/3 de la biodiversité)

moi patrons btoneurs et bitumeurs je vais du chantage à l emploi  si je peux betonner ou bitumer un peu plus la france

moi je travaille en ville car mon patron veut bureau en ville mais je veux habiter une maison a la campagneet je veux qu on construise route pour aller travailler en voiture

moi abruits sportive je veux qui on construise plein de terrain de foot et de golf

....................

la liste est tres tres tres  longue

bref la fin du monde c est peut etre bien pour dans 50 ans

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16 mai 2019

la justice annule le chantier de déviation de Beynac en Dordogne

une bonne nouvelle

les betonneurs et bitumeurs vont parti des enneùis de la France et des destrcuteurs de l'environnemen

dordogne-la-justice-annule-le-chantier-de-deviation-de-beynac-09-04-2019

Une vue générale de la vallée de Beynac-et-Cazenac, en novembre dernier. La route devait passer à 150 m du château de Fayrac. AFP/Thibaud Moritz

Source: Externe

C’est une deuxième victoire pour les pourfendeurs d’un contournement routier de 3 km qui doit percer la vallée de la Dordogne. Parmi lesquels Stéphane Bern.

La justice administrative a annulé ce mardi le chantier du « contournement de Beynac », un vaste projet de déviation routière de ce village médiéval de Dordogne devenu un site très touristique. Face à la controverse, qui dure depuis des années, le Conseil d’Etat avait suspendu les travaux en décembre.

Contre l’avis du rapporteur qui préconisait la continuité du chantier, le tribunal administratif de Bordeaux (Gironde) a estimé que le projet porté par le département de la Dordogne « ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public présentant un caractère majeur ». Il enjoint au département « de procéder à la démolition des éléments de construction » déjà réalisés, sur le chantier qui avait démarré début 2018.

Le contournement, qui doit faciliter l’axe Bergerac-Souillac, comprend l’édification de deux ponts et d’un tunnel, la déviation de la RD703 à Beynac et le passage les voitures non loin du château de Fayrac, à Castelnaud-la-Chapelle.

Source: Externe

Le tracé du contournement. Préfecture de la Dordogne

Face au président du conseil départemental, Germinal Peiro, qui défend ce contournement de 3 km, les défenseurs de l’environnement et du patrimoine ont trouvé le soutien de Yann Arthus-Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg et Stéphane Bern. L’animateur, visage du loto du Patrimoine, conteste le projet depuis de longs mois. À plusieurs reprises, il s’est confronté à Germinal Peiro, qui estime le futur axe routier essentiel au développement du sud de la Dordogne.

En septembre dernier, Bern s’était ému du projet dans Le Parisien, après la destruction de vestiges gallo-romains sur le chantier. « C’est insupportable ! On va détruire un site protégé pour une route ? C’est une hérésie, on marche sur la tête », tempêtait-il.

Ce mardi, l’animateur s’est réjoui de la décision. « Il reste à espérer que Germinal Peiro et Benjamin Delrieu respecteront enfin la loi républicaine pour cesser le massacre du patrimoine », écrit-il sur Twitter.

 

zad de beynac dordogne bitume environnement conseil general 1

zad beynac dordogne conseil general bitumeur pollution environnement

zad beynac dordogne acquitaine conseil general pollution bitume environnement

 

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15 mai 2019

destruction de l environnement et juste de la com environnemental

on continu à detruire l environnement par contre on est saturé de green washing et com environnemental à tout va

environnement-Marianne_-_10_Mai_2019b

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12 mai 2019

L' Europe à la reconquête de la biodiversité

pendant ce temps la le minuscule tout petit mini micron et ses putes en marches font flinguer les loups et les ours

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11 mai 2019

comment un trouduc

qui fait tuer les loups et les ours  peut faire quelque chose pour l environnement!!!!!!!

macron biodiversité environnement nature loup

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10 mai 2019

Européennes: entre écologie et revenu, les partis veulent réorienter la PAC

tous ca c est de la rigolade la 1er chose à faire c est de déchirer tous les traites de libre echange avec les pays d'agricultures productivistes

sinon ca sert à rien de batir une agriculture non productiviste destructrice de l environnement si les grosses multinationale et les grandes surfaces importent des produits agricoles ou transformer de ces pays

pour rappel si je suis élu j instaure une taxe preservation d ela biodiversité sur tous les produits agricoles ou transformer importés

<>Améliorer les revenus des exploitants d'un côté, favoriser une agriculture de qualité, soucieuse de l'environnement de l'autre: les partis cherchent l'articulation entre ces deux axes en vue des élections européennes, organisées en pleines négociations sur la future Politique agricole commune 2021-2027. 

Avec plus de 360 milliards d'euros alloués entre 2014 et 2020 - soit environ 40% du budget de l'Union européenne (dont 9,1 milliards d'euros par an pour la France), la PAC est un fromage aussi vital qu'appétissant pour l'agriculture nationale. Mais son avenir est incertain dans le contexte du Brexit, avec une possible baisse des crédits, à laquelle la France s'oppose fermement.

Le Rassemblement national estime qu'il est nécessaire d'arrêter ce programme pour "instaurer une Politique agricole française", capable de "protéger l'agriculture française face à la concurrence déloyale" et de "mettre en valeur et favoriser à l'international les richesses de notre terroir". Le RN met aussi l'accent sur la défense des "petites et moyennes exploitations agricoles", en s'appuyant sur le principe du "localisme" qui s'attache à privilégier les circuits courts.

Pour le reste du champ politique, attaché à la PAC, se pose la même problématique, résumée par le Parti communiste: comment allier "l'impératif d'un travail rémunérateur et celui d'une agriculture paysanne libérée de la pression du rendement à tout prix et du recours aux pesticides". 

Pour la République en marche, il s'agit d'abord de "ramener de la sérénité dans les exploitations agricoles", dixit l'éleveur et candidat Jérémy Decerle, en érigeant le revenu des exploitants comme première priorité. 

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Le parti présidentiel affiche sa volonté de "défendre le budget agricole" mais en revoyant le système des aides qui ne doivent plus être allouées à l'hectare, ce qui favorise l'agrandissement des exploitations, mais en les concentrant "sur les exploitations petites et moyennes, les exploitations familiales, celles qui jouent le jeu de la transition écologique, en diminuant les pesticides, en sortant du glyphosate, en privilégiant le bio", selon l'écologiste et N.2 de la liste Pascal Canfin.

De manière générale, sanctuariser le budget de la PAC, flécher les aides vers la transition écologique et protéger les petites exploitations (une particularité française) font largement consensus à droite comme à gauche.

- Un volet "Alimentation" -

Par exemple, PS-Place Publique milite pour attribuer 70% du budget de la PAC "aux pratiques agricoles qui visent à l'abandon des pesticides et des engrais de synthèse, afin de permettre la restauration des sols, une meilleure gestion des ressources en eau et l'entretien des paysages et de la biodiversité". Générations évoque la création d'un "bouclier bio qui financera intégralement les coûts du passage à l'agriculture biologique pour les agriculteurs".

La France insoumise plaide de son côté pour "sortir des pesticides, des néonicotinoïdes et des OGM". "Si l'UE ne prend pas ces mesures, chaque Etat doit pouvoir les appliquer unilatéralement y compris vis-à-vis des importations en provenance d'autres pays de l'UE", ajoute LFI.

A gauche, les formations s'accordent pour inclure un volet "alimentation" dans la PAC. 

La France insoumise propose ainsi de "réduire fortement la part de l'alimentation carnée notamment en favorisant des subventions de la PAC pour les cultures végétales à destination de l'alimentation humaine". PS-Place publique demande de son côté "une TVA à taux réduit sur les produits de l'agriculture biologique"

"Nous voulons favoriser l'alimentation locale, avec la généralisation des plans alimentaires territoriaux, des journées européennes végétariennes et bio dans les cantines scolaires et la restauration collective, le retrait des aides de la PAC en cas d'exportation et l'instauration d'un conditionnement des aides à un critère territorial pour relocaliser l'agriculture", détaille Europe Ecologie - Les Verts.

Moins teinté d'écologie, le programme des Républicains se distingue par sa volonté de rétablir le "préférence communautaire dans le domaine agricole" mais aussi par la création d'un "Fonds européen permanent de prévention et de gestion des crises agricoles pour intervenir rapidement en dehors du principe budgétaire d'annualité de la PAC". LR appelle aussi à défendre "des synergies avec d'autres programmes européens", prenant comme exemple "les applications du secteur spatial au secteur agricole dans la gestion des terres et des ressources".

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"Fichiers Monsanto" : quelles sont les personnalités fichées ?

Les documents ont été établis fin 2016 par des agences de communication travaillant pour Monsanto et révélés jeudi 9 mai par Le Monde et France 2.

"Un gros pegouze productiviste destructeur de l environnement épand du glyphosate sur ses cultures le 11 mai 2018. ( AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER Un agriculteur épand du glyphosate sur ses cultures le 11 mai 2018. ( AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER )

 

200 noms au total. Des journalistes, des politiques et des scientifiques.  Le groupe américain Monsanto, propriété depuis 2018 de l'allemand Bayer, aurait secrètement fiché "des centaines de personnalités" en France en fonction de leur position sur les pesticides, notamment le glyphosate, utilisant parfois des informations privées. "Ce fichier, que Le Monde et France 2 se sont procuré, provient d'une fuite d'un cabinet de lobbying et de relations publiques majeur, Fleishman-Hillard, mandaté par Monsanto pour l'assister dans sa défense du glyphosate", note Le Monde jeudi 9 mai. 

Le quotidien du soir donne des précisions sur l'identité des personnalités réparties dans deux tableaux. "Près de la moitié sont des journalistes" qui pour la plupart couvrent pour leur rédaction les questions ayant trait à l'environnement et à l'agriculture. Y figurent également les noms de vingt-cing personnalités politiques, des ministres en place à l'époque de la constitution du fichier en 2016, des eurodéputés et députés français, précise Le Monde. Le fichier comporte également les noms de dirigeants d'organisations agricoles ou d'ONG et d'associations. 

CHRISTIAN JACOB (LR) MEILLEUR ALLIÉ ÉLU

Ainsi, Jérémy Decerle, ancien président du syndicat des Jeunes agriculteurs, en quatrième position sur la liste LREM pour les européennes, est classé comme "un allié potentiel" dans le "fichier Monsanto". La navigatrice Maud Fontenoy, classée à l'époque comme conseillère de Nicolas Sarkozy, est, elle, décrite comme "plutôt sceptique, mais ouverte d'esprit". Autre "allié potentiel", l'actuel président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. Le député LR Christian Jacob est lui perçu comme le meilleur soutien de Monsanto parmi les élus, note Le Monde. 

Les ministres de l'époque, Marisol Touraine et Ségolène Royal sont considérées comme "hostiles" au glyphosate. Les noms des eurodéputés Verts Michèle Rivasi et Yannick Jadot se trouvent également dans la liste parmi les opposants à l'herbicide controversé. L'actuel ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, à l'époque membre du Parti socialiste, est lui aussi classé parmi les détractreurs au glyphosate. Le nom du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, à l'époque membre du parti Les Républicains, est également cité. 

UNE CARTOGRAPHIE DU GÉANT FRANÇAIS PUBLICIS

Désherbant le plus utilisé au monde, le glyphosate est classé "cancérigène probable" depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est commercialisé sous diverses marques, notamment le Roundup. 

Dans un premier document datant de 2016, une cartographie portant le logo de Monsanto et du géant français de la publicité Publicis classe les principaux acteurs du débat sur les pesticides en France en fonction de leur degré d'influence, affirme l'enquête. 

Une deuxième agence de communication, Fleishman Hillard "aurait quant à elle utilisé en 2016 un autre fichier", rassemblant notamment les adresses privées ou encore les numéros de téléphone sur liste rouge de 200 personnalités. 

LES "ALLIÉS" ET LES AUTRES

Ces dernières ont été "évaluées sur plusieurs thématiques, des OGM aux pesticides avec des notes de 0 à 5 en fonction de la crédibilité, l'influence et le degré de soutien à Monsanto", affirme le reportage.

Dans un autre document, un tableau cible 74 "cibles prioritaires" divisées en quatre groupes : les "alliés", les "potentiels alliés à recruter", les personnalités "à éduquer" et celles "à surveiller". Sur la base de cette liste a été établi un plan d'action personnalisé, avec les loisirs de ces cibles, et pour les "alliés", des propositions de tweets et d'infographie à diffuser, selon France 2. 

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07 mai 2019

Un million d’espèces menacées : une hécatombe qui vient d’abord d’une agriculture devenue folle

mes propositions:

arret de la pollution lumineuse en supprimant 80% de l'eclairage publique

décroissance en population avec instauration zero immigration( les pays du tiers mond en 'ont qu a se couper les couilles si ils ne peuvent s'empecher de pondre)

sortir de l agriculture productiviste exportatrice en instaurant une taxe biodiversité sur les produits agricoles et transformés provenant de pays à agriculture productiviste (usa,argentine,bresil,australie........). micro robotisation de l agriculture ( remplacer tous les gros engins agricoles ( tracteur,moissoneuse) par des petits robots interdiction des produits chimiques

taxe et mise en place consigne pour la restauration rapide ( quick mac donald......)

taxe sur les equipements sportif qui grignotte les espaces naturels  ( stade de foot ,golf...)

reduction de la vitesse (70km/h) en echange 2 mois de vacances et semaine 4 jours

arret du bitumage et betonisation plantation d'arbre le long des routes

 

Gerard DUPIN
Paris, France

7 mai 2019 — 

Bonjour et bonne lecture .. Ge Dupin

Le quart des animaux et des plantes est menacé de disparition et le premier coupable est l’agriculture intensive. Mais c’est nous, consommateurs, les responsables.

Par Jean-Paul Fritz - Publié le 06 mai 2019
 
On avait presque pris l’habitude des alertes répétées sur le climat, qu’elles viennent de la science ou de militants engagés pour l’environnement. Cette fois, on nous parle de l’autre volet des dégâts que notre mode de vie cause à la planète : celui qui porte atteinte à la biodiversité à l’échelle mondiale.

Un million d’espèces. Plantes, insectes, amphibiens, vertébrés… risquent de disparaître dans les quelques décennies à venir et rejoindre le cimetière des victimes de l’humanité depuis qu’elle a pris le contrôle de la planète. Ce n’est pas un cri d’alarme poussé par un prédicateur d’apocalypse, mais un avertissement lancé de manière très officielle par une plateforme intergouvernementale, l’IPBES, qui termine aujourd’hui sa session plénière parisienne en publiant un rapport à l’attention des décideurs et responsables politiques.

Résultat de trois ans de travail pour 145 scientifiques, ce document sera lu, on l’espère, par l’ensemble des présidents, ministres, parlementaires et responsables clés de l’économie dans tous les pays.

La plus grande extinction depuis 10 millions d’années

Un million d’espèces, c’est à peu près un quart des animaux et des plantes connus qui sont en danger. Les espèces de vertébrés sont parmi les plus touchées. Depuis la Renaissance (1 500), nous avons déjà provoqué l’extinction de 680 d’entre elles, et c’est loin d’être terminé. Depuis 1970, leurs populations auraient chuté de 40 % pour les espèces terrestres, de 84 % pour celles d’eau douce et 35 % pour les vertébrés marins.

La liste est longue : plus de 40 % des amphibiens, le tiers des récifs coralliens, plus d’un tiers des mammifères marins… Plus de 500 000 espèces terrestres auraient désormais un habitat insuffisant pour assurer leur survie à long terme. Et ce n’est pas seulement un problème de nombre d’espèces mais de nombre tout court : dans leurs milieux naturels (ou ce qu’il en reste), les espèces animales et végétales auraient perdu au moins 20 % de leurs populations originelles. Les plus gros animaux qui grandissent lentement, comme les grands singes, les grands félins, les requins ou les arbres feuillus tropicaux, disparaissent de nombreuses régions du monde.

Le rapport fait état d’un « rapide déclin » des écosystèmes et de la biodiversité. Les trois quarts des surfaces émergées seraient touchées, ainsi que les deux tiers des océans. Plus de 85 % des zones humidesseraient déjà perdues.

Si nous ne faisons rien, « il y aura une accélération dans le taux global des extinctions d’espèces, qui est déjà entre des dizaines et des centaines de fois plus élevée que lors des derniers 10 millions d’années, » assurent ces experts.

Un tableau inquiétant, selon l’aveu même de Sir Robert Watson, président de l’IPBES : « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier. » Les coupables, c’est nous.

La responsable, c’est bien sûr l’humanité, ou plus précisément la manière dont nous, humain, interagissons avec notre environnement.

Pour le professeur Josef Settele, coprésident de l’évaluation mondiale et auteur principal de l’étude : « Les écosystèmes, les espèces, les populations sauvages, les variétés locales et les races de plantes et d’animaux domestiques se réduisent et se détériorent, voire disparaissent. Le réseau essentiel et interconnecté de la vie sur Terre se rétrécit et s’effiloche de plus en plus. Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être humain dans toutes les régions du monde. »

L’étude cible cinq coupables directs de ces menaces sur la biodiversité, avec en tête notre utilisation des terres (agriculture, déforestation…), mais aussi des mers (surpêche). Vient ensuite l’exploitation directe des organismes (la chasse, la pêche…). Le changement climatique d’origine humaine, la pollution et les espèces invasives que nous introduisons un peu partout au détriment de la faune et de la flore locales viennent compléter ce triste « top 5 ».

Selon le rapport de l’IPBES, ces facteurs ont des causes sous-jacentes, des « valeurs sociétales et des comportements qui incluent des schémas de production et de consommation, la dynamique et les tendances de la population, le commerce, les innovations technologiques et la gouvernance locale et mondiale. »

Il est bien sûr question de l’agriculture et de l’élevage, qui occupent désormais plus du tiers des surfaces terrestres, consomment les trois quarts des ressources en eau douce et dont l’expansion se fait au détriment des forêts et des zones humides.

Yann Laurans, directeur du programme Biodiversité et écosystèmes à l’Institut du développement durable et des relations internationales, touche le cœur du problème : « La première cause de la perte de biodiversité est le changement d’usage des sols, au profit d’une agriculture de plus en plus industrialisée et financiarisée, pour satisfaire un régime alimentaire de plus en plus mondialisé, de plus en plus carné, gras et sucré. »

La pollution a aussi sa part de responsabilités : la pollution marine par les plastiques a décuplé depuis 1980, « affectant au moins 267 espèces dont 86 % des tortues marines, 44 % des oiseaux de mer et 43 % des mammifères marins. » Plus de 80 % des eaux usées sont reversées dans l’environnement sans être traitées, alors que 300 à 400 millions de tonnes de métaux lourds, de solvants, produits toxiques et autres déchets industriels sont rejetés dans le milieu aquatique chaque année.

Le réchauffement climatique d’origine humaine aggrave la situation et a une origine commune. Pour Laurence Tubiana, directrice générale de la Fondation européenne pour le climat (ECF), « les causes du changement climatique et de la perte de biodiversité ont beaucoup en commun, et ce rapport prouve que nous ne pouvons sauver le climat que si nous sauvons également la nature. »

La perte de biodiversité est une perte pour l’humanité

Tout cela affecte la nature, les animaux, les plantes. Et les humains, car nous dépendons de la nature et pas seulement pour respirer un bol d’air frais de temps à autre. C’est vrai pour notre santé : le rapport souligne que 4 milliards de personnes dépendent principalement des médecines naturelles pour leur santé, et 70 % des médicaments contre le cancer sont soit naturels soit synthétisés à partir de produits naturels.

C’est aussi vrai pour notre alimentation : plus de 75 % de nos cultures, que ce soit les fruits et légumes, le café, le chocolat, les amandes… dépendent de la pollinisation par les animaux. La perte de diversité, notamment les variétés de plantes et animaux domestiques et leurs parents sauvages (espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques), représente un risque important. « Les parents sauvages représentent des réservoirs cruciaux de gènes et de caractéristiques qui pourraient fournir une résistance contre le futur changement climatique, les nuisibles et les pathogènes, » expliquent les chercheurs de l’IPBES. On perd peut-être aussi de nouvelles espèces, de fruits, de légumes, de céréales ou d’animaux, que l’on aurait pu domestiquer dans l’avenir. Tout cela aggravé par le fait que nous utilisons de moins en moins de variétés de plantes et d’animaux pour notre nourriture.

Ces « contributions de la nature à l’humanité » sont essentielles et rendent une action encore plus urgente.

La bonne nouvelle ? Il n’est pas (encore) trop tard. Comme pour le dérèglement climatique, nous pouvons encore inverser la tendance. Nous n’effacerons pas les dégâts, mais nous pouvons appuyer sur la pédale de frein et faire en sorte que la nature récupère un peu de tout le mal que nous lui causons aujourd’hui.

Cela ne va pas être facile. Selon le rapport, si nous poursuivons la trajectoire actuelle, les différents plans internationaux sur la biodiversité, comme l’objectif d’Aichi ou ceux de développement durable de l’Agenda 2030 ne seront pas atteints. La situation pourrait même empirer en fonction de l’augmentation de la population et de la consommation non soutenable.

« Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour faire la différence, mais seulement si nous commençons tout de suite, à tous les échelons du local au mondial, » assure Sir Robert Watson, qui plaide pour « un changement en profondeur, » c’est-à-dire « une réorganisation fondamentale de tout le système, au travers des facteurs technologiques, économique et social, ce qui comprend les paradigmes, les buts et les valeurs. »

Le rapport propose cependant des scénarios plus positifs, avec une croissance de la population faible (ou au moins modérée), ainsi que des transformations dans notre production et consommation d’énergie, de nourriture… Mais pour cela il faudra des incitations ainsi que des pénalités pour ceux qui détérioreraient la nature. Et plus globalement des changements dans nos comportements.

Cela implique un monde où « une bonne qualité de vie n’implique pas une consommation matérielle croissante, » donc de nouvelles manières de consommer, mais aussi « remédier aux inégalités, particulièrement en matière de revenus et de genre », qui rendent difficile un monde plus soutenable. Il faudra que la technologie soit en harmonie avec l’environnement, que l’on revoie la donne du commerce international et de la finance, et bien sûr que la détérioration de la nature soit prise en compte dans les activités économiques.

Ce ne sera pas facile : « Les états membres de l’assemblée plénière de l’IPBES ont désormais reconnu que, par sa nature même, on peut s’attendre à une opposition au changement de la part de ceux qui ont tout intérêt à maintenir le statu quo, mais également qu’une telle opposition peut être surmontée au bénéfice d’un intérêt général plus large »


Jean-Paul Fritz

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