Le traité transatlantique en 10 minutes
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ou comment les américains nous roulent dans la farine
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Quel est le pays de la zone euro le plus endetté ? Ces gaspilleurs de Grecs, avec leurs généreuses pensions de retraite ? Les Chypriotes et leurs banques pleines à craquer d’argent sale d’origine russe ? Les Espagnols touchés par la récession ou les Irlandais en faillite ? Eh bien, curieusement, ce sont les Hollandais sobres et responsables.
La dette des consommateurs aux Pays-Bas a atteint 250% du Produit intérieur brut et c’est l’une des plus élevées au monde. À titre de comparaison, la dette des consommateurs espagnols n’a jamais dépassé les 125% du Produit intérieur brut.
La Hollande est l’un des pays les plus endettés au monde. Elle s’enfonce dans la récession et montre peu de signes d’amélioration réelle. La crise de l’euro traîne désormais depuis trois ans et, jusqu’à présent, elle n’avait infecté que les pays périphériques de la monnaie unique. La Hollande, cependant, est un membre central tant de l’Union européenne que de la zone euro. Si elle ne peut survivre dans cette zone, tout sera terminé.
Ce pays a toujours été l’un des plus stables et des plus prospères d’Europe, en plus d’être l’un des plus grands défenseurs de l’Union européenne. Il s’agit d’un membre fondateur de l’Union et d’un des partisans les plus enthousiastes du lancement de la monnaie unique.
Doté d’une économie riche, orientée vers les exportations et avec un grand nombre de multinationales au succès mondial, elle était censée avoir toutes les chances de l’emporter lors de la création de la monnaie unique, qui naissait avec l’introduction satisfaisante de l’euro. Au lieu de cela, elle a commencé à suivre un scénario tristement connu. Elle est en train d’exploser de la même façon que l’Irlande, la Grèce et le Portugal, si ce n’est que la mèche est cette fois-ci un peu plus longue.
Une bulle immobilière
Les bas taux d’intérêt, qui obéissent surtout aux intérêts de l’économie allemande, et un important flux de capitaux bon marché ont contribué à la création d’une bulle immobilière et à l’explosion de la dette. Du lancement de la monnaie unique jusqu’au pic du marché, le prix du logement en Hollande a doublé, devenant l’un des marchés les plus en surchauffe au monde. Et maintenant, il est en train de s’écraser avec pertes et fracas. Le prix du logement chute à la même vitesse qu’en Floride lorsque le marché immobilier américain, après une phase d’essor, a commencé à s’étioler.
À l’heure actuelle, les prix sont 16,6% plus bas qu’au plus fort de la bulle, en 2008, et l’Association nationale des Agents immobiliers prévoit une autre chute de 7% pour cette année. A moins que vous n’ayez acheté votre maison aux Pays-Bas au siècle dernier, elle vaudra désormais moins que vous n’avez dû débourser pour l’acquérir et même moins que la somme que vous avez empruntée pour ce faire.
C’est pour cette raison que les Hollandais se noient dans une mer de dettes. Située au-dessus des 250% du PIB, la dette des ménages néerlandais est plus importante encore qu’en Irlande et 2,5 fois supérieure au niveau grec.
Le gouvernement a déjà dû sauver une banque et, avec un prix du logement en constante chute, le plus probable, c’est que bien d’autres banques suivent le même chemin. Les banques néerlandaises ont 650 milliards d’euros injectés dans un secteur immobilier qui perd de la valeur à toute vitesse. S’il y a bien une donnée assurée sur tous les marchés financiers du monde, c’est que lorsque les marchés immobiliers s’effondrent, le système financier ne se fait guère attendre.
Une profonde récession
Les agences de notation (qui n’ont certes pas pour habitude d’être les premiers agents économiques au courant des derniers événements) commencent à s’en rendre compte. En février, Fitch a abaissé la qualification stable de la dette hollandaise, qui conserve un triple A, lequel ne tient désormais plus que par un fil. L’agence a montré du doigt la chute du prix des logements, l’augmentation de la dette publique et la stabilité du système bancaire (c’est le même mélange toxique que pour d’autres pays de la zone euro affectés par la crise).
L’économie s’est enfoncée dans la récession. Le chômage augmente et atteint des sommets jamais vus depuis deux décennies. Le nombre total de chômeurs a doublé en seulement deux ans et il est passé en mars de 7,7% à 8,1% (soit un taux qui augmente encore plus rapidement que celui de Chypre). Le Fonds monétaire international prévoit que l’économie reculera de 0,5% en 2013 mais les pronostics ont la fâcheuse habitude d’être toujours optimistes. Le gouvernement ne respecte pas ses engagements en matière de déficit budgétaire en dépit de l’introduction de sévères mesures d’austérité en octobre 2012.
Comme d’autres pays de la zone euro, la Hollande semble entraînée dans un cercle vicieux fait d’augmentation du taux de chômage et de recettes fiscales en baisse, qui conduit à toujours à toujours plus d’austérité, toujours plus de coupes budgétaires et toujours moins d’emploi. Lorsqu’un pays monte dans ce train-là, il lui est très difficile d’en descendre (surtout lorsqu’il se situe en périphérie de la zone euro).
Jusqu’à présent, la Hollande avait été le grand allié de l’Allemagne lorsqu’il s’était agi d’imposer des mesures d’austérité dans tout le continent en guise de réponse aux problèmes de la monnaie unique. Mais maintenant que la dépression s’aggrave, le soutien néerlandais à cette recette de coupes et de récession (et même à l’euro !) va commencer à s’évanouir.
Les autres effondrements en zone euro se sont toujours produits en périphérie de la devise. Il s’agissait de pays marginaux et l’on présentait leurs problèmes comme des accidents et non pas comme des preuves du dysfonctionnement systémique de la monnaie unique. Les Grecs avaient trop dépensé. Les Irlandais avaient laissé leur marché immobilier s’emballer. Et pour commencer, les Italiens avaient toujours été trop endettés. Mais pour les Néerlandais, il n’y a aucune excuse : eux ont obéi à toutes les règles.
Depuis le début, il était apparu clairement que la crise de l’euro en arriverait à son stade terminal lorsqu’elle atteindrait le centre. Nombre d’analystes supposaient alors que ce serait le cas de la France et, bien que la France ne soit pas précisément dans une situation idéale (le chômage augmente et le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour faire baisser la compétitivité du pays), elle n’en reste pas moins un pays riche. Sa dette publique est sans doute élevée mais elle n’est pas encore hors de contrôle et n’a pas non plus commencé à menacer la stabilité du système bancaire. La Hollande en arrive à ce point.
Peut-être faudra-t-il attendre une année de plus, peut-être deux, mais la chute accroît son rythme et le système financier perd de la stabilité chaque jour. La Hollande sera le premier pays central à éclater et ce sera une crise de trop pour l’euro.
Nigeria : 43 morts dans l'attaque d'un lycée par Boko Haram
Les agresseurs ont lancé des explosifs dans l'internat, ouvert le feu dans les chambres et tué certaines victimes à l'arme blanche, selon des informations non confirmées officiellement.
"Les ambulances ont amené des corps du Collège du gouvernement fédéral de la ville de Buni Yadi. Jusqu'à présent 43 corps ont été amenés et reposent à la morgue", a déclaré sous couvert de l'anonymat un responsable d'un hôpital de Damaturu, capitale de l'Etat.
Il a ajouté que seuls les garçons avaient été visés et que les filles avaient été épargnées.
Le chef de la police de l'Etat, Sanusi Rufai, avait auparavant donné un premier bilan de 29 morts, sans pouvoir dire si toutes les victimes étaient des élèves de l'établissement secondaire situé à une soixantaine de kilomètres de Damaturu.
Boko Haram, dont le nom signifie "l'éducation occidentale est interdite", a attaqué de nombreuses écoles dans le nord du Nigeria depuis le début de son insurrection en 2009.
En septembre dernier, 40 élèves au moins avaient été tués dans un collège d'enseignement agricole dans la ville de Gujba, dans le même Etat de Yobe. Des militants de Boko Haram y avaient déjà attaqué des dortoirs, tirant sur les élèves pendant la nuit.
- Familles à la morgue -
Yobe est l'un des trois Etats du nord-est du Nigeria les plus touchés par l'insurrection de Boko Haram, qui dure depuis 2009 et a fait des milliers de morts.
Placés depuis mai dernier sous état d'urgence, l'armée y poursuit une vaste offensive contre le groupe islamiste. Les violences se sont néanmoins poursuivies et plus d'un millier de personnes ont été tuées dans la région depuis cette date.
Le 15 février, une attaque attribuée au groupe avait fait 106 morts à Izghe, un village de l'Etat de Borno, voisin du Yobe.
Classée parmi les organisations terroristes par le Nigeria et les Etats-Unis, Boko Haram dit combattre pour la création d'un Etat islamique dans le nord du Nigeria à dominante musulmane.
Un habitant de Damaturu, Babagoni Musa, a raconté avoir vu quatre ambulances passer devant sa boutique sur la route de Buni Yadi.
"Des branches d'arbres étaient fixées dessus, c'est un signe utilisé ici pour signifier qu'un cadavre se trouve dans le véhicule", a-t-il dit à l'AFP.
Des familles des élèves du lycée de Buni Yadi se sont réunies autour de la morgue de l'hôpital de Damaturu, à la recherche d'informations sur le sort des leurs. L'armée a dû prendre le contrôle du bâtiment pour rétablir le calme, selon le responsable hospitalier interrogé.
Dans une récente vidéo, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a promis de poursuivre la campagne du groupe et menacé de l'étendre au sud pétrolier du Nigeria, région à majorité chrétienne du premier producteur de brut d'Afrique.
Un coup porté à ce secteur clé de l'économie accroîtrait la pression sur le président Goodluck Jonathan, déjà très critiqué pour son absence de résultats face à l'insurrection islamiste.
Lundi, il a défendu l'action de son gouvernement et assuré que tout serait fait pour mieux protéger les civils et leurs propriétés. Il a aussi renouvelé son appel à Boko Haram à déposer les armes et ouvrir des négociations.
ben le low cost cest pas terrible mais on s'en doutait un peu
http://www.6play.fr/m6/capital/11347050-nouveaux-produits-low-cost-arnaques-ou-bonnes-affaires
Bon, petit point info sur les magouilles autour de l'aéroport
"Bernard Hagelsteen a supervisé le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lorsqu’il était préfet de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire. Un an après qu'il eut quitté ses fonctions, l'appel d'offre de la construction de l’aéroport est remporté en 2010 par groupe Vinci. Bernard Hagelsteen est ensuite recruté en 2011 par Autoroutes du Sud de la France puis par Vinci Autoroutes, qui appartiennent toutes les deux au groupe Vinci, qui a a également reçu la concession de cet aéroport pour cinquante ans2,3. Les opposants à l’aéroport dénoncent ce qu'ils considèrent comme un pantouflage. Cette embauche a été visée par la Commission de déontologie de la fonction publique4,5."
Magique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Hagelsteen
responsabilite de valls engage demission de ayrault et valls
Je viens de recevoir un coup de fil d'une personne qui se trouvait sur place lors de cette manif.
Voilà ce qu'elle m'a dit. Depuis 48 heures sur les réseaux sociaux les casseurs se donnaient rendez-vous et le gouvernement savait évidemment où ils se trouveraient, ils auraient donc pu les interpeller tout de suite. Comme par hasard aucune force de l'ordre ne se trouvait à cet endroit, par contre ces forces de l'ordre étaient derrière les manifestants pacifiques. Ces manifestants étaient venus avec leurs enfants et des animaux, et comme à la manif pour tous, ils étaient très calmes et ambiance bon enfant. Quand les casseurs, une centaine, se sont mis à tout casser, à mettre le feu, à retirer des pavés, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues. Ce sont des manifestants pacifiques qui ont essayé d'arrêter les casseurs, mais comme les casseurs menaçaient de leur casser la figure, ils ont laissé tomber. Aucune force de l'ordre n'était là à empêcher quand ils ont cassé les abris bus, mis le feu, cassé des vitrines etc ...
Les gaz lacrymogènes étaient lancés en l'air et non au sol, non pas contre les casseurs mais contre les manifestants avec leurs enfants, si les forces de l'ordre intervenaient contre des casseurs c'est quand ces casseurs leur jetaient des pavés, autrement les forces de l'ordre ne faisaient que regarder mettre à sac le centre de Nantes.
A un moment donné, un camion de la police est passé à toute vitesse en lançant des gaz et des bombes sonores tout le long du chemin sans se préoccuper si les gens étaient de simples piétons et surtout il n'y avait aucun casseur.
En résumé, le gouvernement savait comment cela allait se passer mais n'a rien empêché et il a réussi d'une certaine façon son coup puisque les nantais sont désormais très remontés contre ceux qui voulaient simplement manifester contre l'aéroport à ND des landes.
si on tient compte du nombre de medailles par habitants bravo à la norvege et le canada
bon la france meritait la medaille de bronze en patinage couple


non a l ayraultporc non a l a45 non au bétonnage massif de la france pour faire plaisir a grand groupe
Des milliers d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont commencé samedi à défiler dans les rues de Nantes pour réaffirmer leur rejet du projet, deux mois après la publication d'arrêtés autorisant la reprise des travaux.
"Ayraultport non merci", "Non à l'Ayrault porc", "Vinci dégage Ayrault aussi", "Ni aéroport ni métropole, la ville est à nous": à un mois des municipales, les manifestants visent directement dans leur slogans comme sur leurs banderoles le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député-maire de Nantes et fervent partisan du projet.
En tête de cortège, l'ambiance est bon enfant: clowns et punks à chiens font une ronde à un rond-point. Ils font mine ensuite de charger vers l'avant. Plus loin, lors d'un face-à-face entre CRS et tracteur, des manifestants tapent sur les barrages de police en plexiglas.
"La mobilisation est grande ici aujourd'hui. Nous sommes ici pour montrer notre détermination pour l'abandon de ce projet inutile et coûteux en cette période de pénurie", déclare à l'AFP Eva Joly, députée européenne EELV.
"La mobilisation, vous le voyez est très forte, elle se développe. Et d'ailleurs on réussit à convaincre de plus en plus de Français de l'inutilité de ce dossier", commente le sénateur EELV Jean-Vincent Placé.
Christian Troadec, leader des "Bonnets rouges" bretons mais venu "à titre personnel", "bonnet rouge dans la poche", s'est dit "opposé de longue date à la création de cet aéroport".
En fin de cortège, alors que l'ambiance était rythmée par une fanfare brésilienne, la tension est montée d'un cran. Des oeufs et des bombes de peintures ainsi que des pétards puissants sont lancés en direction des forces de l'ordre. Des CRS sont couverts de peinture. Mais les manifestants continuent d'avancer. "Vinci, dégage, résistance et sabotage!", entend-on dans le cortège.
Compte tenu de la composante anti-capitaliste de la manifestation et des précédents, la préfecture a imposé vendredi par arrêté une modification du tracé de la manifestation afin qu'elle évite l'hypercentre.
Les organisateurs de la manifestation n'ont pas souhaité donner le nombre de personnes attendues mais plus de 200 tracteurs et 60 cars ont été annoncés. Lors d'un grand rassemblement sur le site même du projet, à 15 km au nord de Nantes, entre 13.000 et 40.000 manifestants selon les sources s'étaient rassemblés en novembre 2012, un record pour les adversaires du projet.
Une semaine plus tard, à Nantes même, ils avaient rassemblé entre 3.000 et 8.000 personnes lors d'une manifestation qui avait donné lieu à des heurts à la fin du défilé.
- Important dispositif policier -
Un important dispositif de maintien de l'ordre - autour d'un millier d'hommes - est mobilisé. Peu avant la mi journée, des gendarmes mobiles, des véhicules tractant des canons à eau, ainsi que d'autres installant des barricades amovibles se sont déployés tout autour du centre-ville.
La manifestation est organisée deux mois après la publication des arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux préalables à la construction de l'aéroport: transfert des espèces, diagnostics archéologiques et défrichage. Des recours ont été déposés contre ces arrêtés mais n'ont pas de caractère suspensif. Les travaux n'ont toujours pas commencé.
Selon un sondage Ifop publié samedi, une majorité de Français (56%) se disent opposés au futur aéroport, 24% y étant favorables et 20% ne se prononcent pas. Ce sondage a été réalisé pour le compte d'Agir pour l'environnement, d'Attac et de l'Acipa, la principale association d'opposants au projet.
Depuis l'arrêt d'une première opération d'expulsion des opposants installés sur le site, en novembre 2012 à la suite d'intenses affrontements avec les forces de l'ordre, les travaux préalables qui auraient dû se dérouler au premier semestre 2013 n'ont pratiquement pas avancé.
L'inauguration du futur aéroport, prévue initialement en 2017 est désormais envisagée seulement "en 2019 ou avant 2020" par les partisans du transfert.
Le projet, reconnu d'utilité publique en 2008, est justifié par ses partisans, du PS comme de l'UMP, par le risque de saturation de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique ainsi que par les entraves qu'il génère sur les constructions du centre de Nantes, soumises au bruit des avions.
Le programme d'avion F-35 accumule retards et surcoûts, pourtant le Pentagone n'envisage pas son avenir sans cet appareil censé devenir le joyau de l'aviation de combat américaine.
+ Pourquoi n'est-il pas question de revenir en arrière?
Le F-35 doit constituer l'ossature de la flotte américaine et remplacer la plupart des chasseurs-bombardiers actuels, aussi bien pour l'armée de l'Air, que la Marine et le corps des Marines, qui disposera d'une version à atterrissage vertical.
Le programme est tout simplement "trop gros pour se permettre d'échouer", résume Gordon Adams, professeur à l'American University à Washington. En décembre, le 100e F-35 est déjà sorti des chaînes de montage.
Son constructeur, le géant de l'aéronautique Lockheed Martin, a réparti les sites de recherche et de production liés au F-35 dans 45 des 50 Etats américains, s'assurant le soutien d'une majorité de parlementaires, soucieux de récupérer pour leur circonscription une partie des 130.000 emplois induits.
+ A combien s'élève le coût de ce programme?
Le programme F-35 est le plus cher de l'histoire du Pentagone. Il intervient à un moment difficile où les budgets militaires sont en baisse et où l'armée américaine doit lancer d'autres programmes pour remplacer des matériels vieillissants.
L'objectif initial en 2001 était de construire un chasseur-bombardier abordable, à présent c'est un gouffre financier: de 233 milliards de dollars pour 2.852 appareils, le Pentagone table aujourd'hui sur 2.443 avions pour un coût de 391,2 milliards (+68%), soit 160 millions par appareil.
En tenant compte du coût de l'heure de vol et des frais d'entretien, le coût du programme sur l'ensemble de sa durée de vie risque de dépasser les 1.000 milliards de dollars, pronostique le GAO, la Cour des comptes américaine.
+ En quoi l'appareil est-il révolutionnaire?
L'avion est doté de capacités furtives censées lui permettre de faire face aux futurs chasseurs chinois et russes et de pénétrer au-dessus de zones où les défenses anti-aériennes sont puissantes.
Ses multiples senseurs doivent lui permettre de voir bien en avance un appareil ennemi qui sera "détruit avant même de savoir qu'il est engagé dans un combat", a plastronné le chef d'état-major de l'Air Force, Mark Welsh, dans un entretien à la chaîne CBS.
Le F-35 est conçu comme un ordinateur volant. Dans son casque, le pilote peut regarder ses pieds et voir le sol grâce à des caméras répartis sur l'avion et reliés au casque.
+ Pourquoi de tels retards et quelles conséquences?
La mise en service opérationnelle n'interviendra pas avant 2016, dix ans après le premier vol. L'erreur originelle a été de commencer la production de l'avion tout en le mettant au point, ce qui a conduit à de nombreux retours à la planche à dessin. Le directeur du programme, le général Chris Bodgan, le reconnaît: "en gros, le programme a déraillé".
La création de 24 millions de lignes de code informatique continue de poser problème, les capacités de l'avion n'atteignent pas encore les niveaux promis et chaque jour amène son lot de nouveautés: des craquelures ont été découvertes sur la carlingue de la version à atterrissage vertical lors de tests de durabilité, a reconnu vendredi à l'AFP un responsable du programme.
Ces problèmes risquent de conduire à un étalement des achats dans le temps et à une réduction du nombre d'avions, juge Gordon Adams.
Le Pentagone s'apprête ainsi à annoncer qu'il achètera en 2015 34 F-35, soit 8 de moins qu'initialement prévus.
+ Quels pays envisagent de se doter de l'appareil?
Huit pays, outre les Etats-Unis, participent au programme, y glanant quelques retombées industrielles.
Mais ils n'ont pour l'essentiel pas dépassé le stade des intentions d'achat. Officiellement, le Royaume-Uni compte se doter de 138 appareils, l'Italie de 90. La Turquie souhaite acquérir 100 F-35, tout comme l'Australie.
La Norvège (52 avions), les Pays-Bas (37), le Danemark et Israël (19) sont également intéressés.
Le gouvernement canadien prévoyait lui de se doter de 65 exemplaires mais pourrait finalement choisir un autre appareil devant le coût prohibitif du F-35.
En Asie, où la montée en puissance de la Chine inquiète, le Japon compte en acheter jusqu'à 42, la Corée du Sud pourrait finaliser l'achat de 40 exemplaires cette année et Singapour a fait part de son intérêt.