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11 décembre 2012

Banque HSBC paie une amende record pour échapper aux poursuites aux Etats-Unis

revons pas juste la face visible de l'iceberg le jour ou les grands patrons et dirigeants des banques iront moisir 10 ans en prison pour complicité avec maffieux la ca changera pas avant

 

Une agence HSBC à Hong Kong, le 30 juillet 2012

La banque britannique HSBC a annoncé mardi qu'elle allait payer 1,92 milliard de dollars US (1,5 milliard d'euros), un montant record, pour mettre fin aux poursuites aux Etats-Unis dans une affaire de blanchiment d'argent sale appartenant notamment à des cartels de la drogue.

Le titre de la première banque britannique, cotée à Londres et Hong Kong, n'a quasiment pas bougé après l'annonce, largement attendue après la parution d'informations de presse en ce sens dans la nuit.

Il progressait même de 0,37%, à 79,75 dollars de Hong Kong, dans un marché étale, peu avant la clôture.

"HSBC a conclu un accord avec les autorités américaines dans le cadre d'investigations concernant des infractions aux lois sur les sanctions (frappant certaines entités criminelles ou assimilées) et la lutte contre le blanchiment d'argent", a annoncé la banque dans un communiqué boursier.

Accusée de complicité de blanchiment, HSBC entend ainsi mettre fin à une série d'enquêtes menées par le Trésor, le Département de la Justice, des agences fédérales et le procureur général de Manhattan à New York.

Une agence HSBC à Hong Kong, le 11 décembre 2012

"Nous assumons la responsabilité de nos erreurs passées (...). HSBC est toutefois aujourd'hui une organisation fondamentalement différente de celle qui a commis ces erreurs", a déclaré le patron de la banque, Stuart Gulliver.

Et de citer en particulier le quasi décuplement des fonds et du personnel consacrés à ses instruments internes anti-blanchiment entre 2009 et 2011, et la rupture de liens d'activité douteux avec 109 entités diverses.

La banque avait reconnu en juillet des "défaillances" et présenté publiquement ses excuses devant une commission d'enquête du Sénat américain pour avoir manqué de vigilance face à de possibles opérations de blanchiment d'argent.

Le rapport du Sénat américain avait souligné de "graves carences" dans les garde-fous anti-blanchiment de la banque qui a fait prendre des risques au système financier du pays en l'exposant à de possibles activités de blanchiment d'argent lié au trafic de drogue ou au financement du terrorisme dans les années 2000.

Selon ce rapport, HBUS - filiale américaine de HSBC - a notamment réalisé en six ans 16 milliards de dollars de transactions secrètes avec l'Iran, tandis que sa filiale mexicaine a transféré 7 milliards de dollars vers HBUS entre 2007 et 2008 qui pourraient être de l'argent appartenant à des cartels mexicains de la drogue.

L'accord conclu avec le ministère américain de la Justice prévoit la désignation d'un auditeur indépendant qui évaluera régulièrement la mise en oeuvre des engagements de la banque dans les cinq années à venir.

HSBC est également dans le collimateur de la justice britannique après la publication d'articles de presse indiquant que de gros trafiquants vivant au Royaume-Uni avaient ouvert des comptes offshore chez HSBC à Jersey pour blanchir de l'argent ou frauder le fisc.

Selon les informations du Daily Telegraph, il s'agirait notamment d'un client condamné pour trafic de drogue qui se trouve actuellement au Venezuela, d'un homme condamné pour possession de centaines d'armes et de trois banquiers poursuivis pour des fraudes de grande ampleur.

HSBC avait récemment augmenté à 1,5 milliard de dollars ses provisions pour couvrir les pénalités financières qu'elle risque de devoir payer aux Etats-Unis.

Ces provisions ne couvrent pas les pénalités mais le règlement judiciaire définitif évite ainsi à HSBC de coûteuses réparations civiles.

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10 novembre 2012

dexia la banque cree par de spoliticards et gere par des enarques

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banque cree par des politiciens et geré par des enarques

L'affaire Dexia n'est pas terminée pour la France et la Belgique qui vont tous deux injecter une nouvelle fois dans la banque binationale.

Les deux pays sont tombés d'accord pour apporter 5,5 milliards d'euros à l'établissement par le biais d'une augmentation de capital. La Belgique mettre 2,9 milliards et la France 2,6.

Le dossier de ce canard boiteux est donc sans fin depuis le renflouement de 6 milliards d'euros opéré en 2008.

Quant à la banque, elle a présenté encore une fois des résultats horribles sur son troisième trimestre avec une perte de 1,2 milliard d'euros, portant cette dernière à 2,4 milliards depuis le début de l'année. Elle continue de réaliser ses cessions d'actifs avec de lourdes pertes à la clef et le contribuable finance sans trop le savoir cette catastrophe économique.



laissons cette banque faire faillite tout simplement

29 octobre 2012

les naufragés du rêve américain

5 septembre 2012

goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde

25 mai 2012

banque espagnol en faillite

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La situation serait finalement pire que prévu chez Bankia, la quatrième banque espagnole qui vient d'être nationalisée en partie: croulant sous les actifs immobiliers risqués, elle s'apprête selon la presse à demander 15 à 20 milliards d'euros à l'Etat pour se redresser..........blablabla


j ai juste retenu ca [smilie=icon_smile025.gif] :
A l'époque, son président, Rodrigo Rato, très connu pour avoir été ministre de l'Economie et directeur général du FMI, se félicitait que cette introduction représente "un point de référence pour le secteur bancaire espagnol".

et oui au fmi c'est la creme des creme des economistes c est bien connu :mdr: :mdr: :mdr: [smilie=030.gif]

ce sont les mêmes économistes qui nous disent que l'euro vivra un millénaire. Que la fin de l'euro ce serait l'Apocalypse. Qui nous disaient que jamais la Grèce ne sortirait de l'euro.
Qui nous disent à chaque plan de sauvetage que la Grèce est sauvée. Qui nous annonçaient un CAC 40 à 4500 points pour cette année.
Qui, il y a une dizaine d'années, nous serinaient que la dette n'était pas un problème pour les états, et qui viennent aujourd'hui nous dire que nous avons été trop dépensiés et qu'il faut maintenant se serrer la ceinture.

Bref, ces économistes en chef qui ont toujours eu tort sur tout, mais qui tiennent les manettes et les estrades médiatiques, en se posant en donneur de leçons.

Tout ça à la poubelle !!!!! Avant que ce ne soit la lanterne.

 

Ils n'ont qu'à demander au FC Barcelone et au real madrid de renflouer leur caisse !!!

IL CHANTE BIEN LUIS MARIANO RAJOY?

La semaine passée ils affirmaient mordicus n'avoir besoin de rien Que de changement en 3 jours

bonne nouvelle pour la grece elle arrive a exporter sa faillite

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24 mai 2012

Le plus gros détenteur de la dette américaine n'est plus la Chine, c'est...

Marc Fiorentino pour La Tribune

L'analyse de l'ex-trader Marc Fiorentino sur l'"arnaque américaine" de 2011. Découvrez qui a supplanté la Chine et le Japon

Madoff était finalement un petit joueur. Avec ses 50 ou 60 milliards de dollars détournés, il n'a pas exploité toutes les possibilités de la fameuse chaîne de Ponzi... Face au tandem Geithner-Bernanke, nos nouveaux Robert Redford et Paul Newman dans ce remake de « l'Arnaque », il faut dire que la concurrence est rude. Décortiquons cette fraude massive car le montage est d'une subtilité perverse et d'une perversité subtile.

Commençons tout d'abord par un petit rappel : le Trésor américain et la Fed sont deux poches différentes du même argent... Même si la banque centrale américaine est indépendante, ses moyens sont les mêmes que ceux du Trésor américain. Quand la Fed perd de l'argent, et elle va perdre une fortune sur ses achats massifs d'obligations d'État avec la remontée des taux d'intérêt qui s'amorce, cette perte va directement, chaque année, s'imputer au déficit budgétaire américain, un déficit qui est déjà en lambeaux.

Que s'est-il passé en 2010 ? L'État américain, déjà en faillite virtuelle, a fait de la relance. Il a injecté des centaines de milliards de dollars dans l'économie qu'il n'avait pas. Ces centaines de milliards, le Trésor américain a dû les emprunter. Le problème, c'est que les Chinois ne veulent plus de ces nouveaux subprimes, ni les Japonais ni les pays du Golfe... Les ménages américains ont absorbé une partie de ces déchets napolitains pour placer une épargne récemment reconstituée. Mais cela ne suffisait pas. Dès lors, la Fed est venue prêter au Trésor américain... Mais la Fed et le Trésor, c'est pareil ! C'est de l'argent qui sort d'une poche pour entrer dans l'autre, avec deux poches qui, aujourd'hui, sont percées. On a appris cette semaine, sans surprise, mais tout de même avec effroi, que la Fed était passée devant la Chine et était devenue le plus gros détenteur d'emprunts d'État américains ! Fascinant, non ? L'administration Obama, qui voulait réformer les pratiques bancaires, fait ce qu'aucune banque, ni aucun escroc de haut vol, n'a jamais tenté. Il faut dire qu'ils n'en sont plus à une contradiction près : les vingt plus grosses banques américaines vont verser pour 2010 un montant record de rémunérations : 135 milliards de dollars alors qu'Obama devait briser Wall Street, l'appât du gain et les bonus. Michael Douglas a raison de dire en 2010 : « Greed is not just good, it's legal. » Passons.

Le problème de ce tour de prestidigitation, ô combien impressionnant, est qu'il ne pourra plus être utilisé en 2011. Vous allez comprendre pourquoi. Les taux montent. La Fed perd donc tous les jours de l'argent sur les 1.100 milliards d'emprunts d'État qu'elle a avalés. Elle va sûrement encore jouer la fuite en avant avec un QE3 ou un QE4 mais elle ne pourra pas continuer à absorber intégralement les besoins d'emprunt de ses collègues du Trésor. Madoff avait besoin que les marchés continuent à monter pour que son arnaque tienne. La crise de Lehman a mis sa belle pyramide à terre. Geithner et Bernanke ont besoin que les taux d'intérêt baissent pour qu'ils puissent continuer à faire voltiger les dollars sans que les spectateurs s'aperçoivent de la supercherie. Oui, mais voilà. Avec des matières premières en folie, du fait entre autres de ce « quantitative easing », des valeurs d'actifs qui montent sous l'effet de la spéculation, des banques qui reprennent leurs plus mauvaises habitudes, les taux grimpent. Doucement mais sûrement. Et il suffit que cette hausse s'accélère pour qu'on découvre que tout cela n'est qu'une gigantesque arnaque.

Mais alors, me direz-vous, si c'était aussi simple que cela, que fait la police ? La police, c'est-à-dire les agences de notation ou la SEC, est à peu près aussi sévère avec le Trésor américain et la Fed que la police tunisienne l'était avec la belle-famille de Ben Ali ! Notre duo d'équilibristes est aujourd'hui dans une fuite en avant qui ne peut que mener les États-Unis dans un mur. Bravo les artistes !

13 janvier 2012

salaire du directeur de science pot

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Richard Descoings,directeur de Sciences Po Paris ,est un prise de guerre sarkozyste.Cet universitaire de gauche,a fait allégeance au Président.Et comme les petits cadeaux entretiennent l'amitié,l'excellent Richard en reprend encore pour cinq ans à Sciences Po
Dans ma candeur naive,je pensais qu'un directeur de Sciences Po,ça touchait un salaire égal à celui d'un président d'Université;vous aussi,je suppose.Eh bien non;un Descoings,ça touche dix fois plus.4O OOO eoros mensuels,sans compter les primes que se partagent les hauts dirigeants de Sciences Po:295OOO euros cette année .Une paille.
D'autant qu'enseigner à Sciences Po,ce n'est pas descendre à la mine:128 heures de cours par an;trois ou quatre heures par semaine,ça peut aller.......
Il faut faire des efforts,dit le Président.

c est pas science pot de chambre qui fait payer aux con tribuables francais la formation des " defavorisés" banlieue pour qu ils aillent travailler ensuite dans grande banque internationale a la city
mais si je crois bien

donc on paye des gugusses pour qu ils aillent travailler pour le grand capitalisme international qui detruit notre economie au nom d'une pretendu egalité social

balaise la com du nabot merdique ursurpateur à la tete de la france faire payer au classes moyennes francaises la formation des mercenaires des grands capitalistes qui detrusent notre economie

29 décembre 2011

une petite blague sur les banquiers

> Devant sa banque, un trader gare sa Porsche
> > > > > > flambant neuve, histoire de frimer devant ses collègues.
> > > > > > Au moment où il commence à sortir de sa voiture,
> > > > > > un camion arrive à toute allure et passe si près qu'il arrache
> > > > > > la portière de la Porsche puis disparaît aussi vite.
> > > > >
> > > > > Le trader se rue sur son portable et appelle la police.
> > > > > > Cinq minutes après les flics sont là .
> > > > > > Avant même qu'un des policiers n'ait pu poser
> > > > > > la moindre question, le trader commence à hurler :
> > > > > > "Ma superbe Porsche turbo est foutue.
> > > > > > Quoi que fassent les carrossiers, ce ne sera plus
> > > > > > jamais la même !
> > > > > > Elle est foutue, elle est foutue !"
> > > > > > Quand il semble avoir enfin fini sa crise,
> > > > > > le policier hoche la tête avec dégoût et dit :
> > > > > > "C'est absolument incroyable à quel point,
> > > > > > vous autres banquiers, vous êtes matérialistes !
> > > > > > Vous êtes si concentrés sur vos biens que vous ne pensez
> > > > > > à rien d'autre dans la vie."
> > > > > > "Comment pouvez-vous dire une chose pareille à un moment pareil, sanglote
> > > > > alors le propriétaire de la Porsche.
> > > > > > Le policier répond :
> > > > > > "Vous n'avez même pas conscience que votre avant-bras gauche a été arraché
> > > > > quand le camion vous a heurté."
> > > > > > Le banquier regarde son bras avec horreur et hurle :
> > > > > > "Et merde, ma Rolex !"

28 décembre 2011

Paul Jorion: A lire!

Ce que l’année 2011 aura brillamment illustré, c’est comment la dérégulation et la privatisation engendrent le dérèglement. C’était prévisible me direz-vous, eh bien, apparemment pas pour tout le monde, et en particulier pas pour les personnes que nous nous évertuons, vous et moi, depuis quarante ans, à asseoir par nos votes à la tête des affaires.


On entend dire bien entendu dans certains cercles que l’effondrement que nous observons se déroule selon un plan prévu. C’est là une vue exagérément charitable de l’intelligence et de la compétence de ceux qui, tant sur le plan officieux que sur le plan officiel, nous dirigent. La panique qui règne en ce moment au sommet réfute à suffisance la thèse du complot.

Que retenir de l’année 2011 ? Une offensive en règle contre l’État-providence, à l’occasion d’une crise de la dette dont on a décidé en haut-lieu que seuls les salariés en règleront la note et dont on a oublié, là aussi, qu’il a été mis en place pour que le capitalisme soit supportable à la masse des perdants de ce système, qui ne protesteraient pas trop si on leur donnait de jouir quand même en paix des petits plaisirs de la vie.

Les salaires extravagants des dirigeants des grosses entreprises furent considérés en 2011 comme une curiosité dont il n’y a pas lieu de se préoccuper spécialement. De même, le fait que les dividendes augmentent alors que le résultat des sociétés baisse. De même encore, le fait que les grosses entreprises dépensent en lobbying des sommes plus importantes qu’elles ne versent en impôts. Simples curiosités que tout cela, tout comme les stock-options, qui tombent dans la catégorie fiscale des « gains exceptionnels », même si elles ont représenté dans les années récentes, 43% des revenus de la fraction la plus fortunée de la population française.

Quand ils ont tendu la main au secteur bancaire, les États sont tombés dans le trou où celui-ci se trouvait déjà. Pourquoi ? « Parce que nous avons vécu au-delà de nos moyens », nous serine la presse bien-pensante. Ah oui ? Ne serait-ce pas plutôt parce que les gains de productivité dus à l’informatisation et à l’automation ont précisément été confisqués sous la forme de dividendes et de rémunérations extravagantes, plutôt que de passer en salaires à ceux dont le travail produisait davantage ? Et que le pouvoir d’achat qui manque à l’appel a très généreusement été masqué par un accès facilité au crédit, lequel fragilise l’économie irrémédiablement en étendant le réseau des créances nécessairement douteuses puisqu’elles seront remboursées à terme à l’aide de salaires insuffisants et déjà hypothéqués. Il suffit alors d’un incident mineur, comme la crise des « subprimes » aux États-Unis, pour que le château de cartes s’écroule à l’échelle de la planète.

Il ne s’agit encore là que de la France, qu’en est-il de la zone euro dans son ensemble, et des mesures prises pour la maintenir en vie ? Trop peu, trop tard, et ceci depuis janvier 2010, quand les difficultés de la Grèce ne purent être ignorées plus longtemps. Les politiques, les financiers, s’efforcèrent de rétablir la confiance, de réunions de ministres des finances en réunions de chefs d’État, à 7, à 8, à 17, à 20 ou à 27. Comme si « la confiance des marchés » pouvait être restaurée à coups de phrases ampoulées ! La confiance, pour ceux-ci, signifie seulement que l’argent prêté leur reviendra, et grossi d’intérêts plantureux pour bien faire. Or les États, à l’image des ménages, sont aujourd’hui fauchés.

Les choses vont-elles pour autant mieux ailleurs ? La nouvelle classe des millionnaires chinois, nous révèle un sondage, ne rêve que d’une seule chose : de s’installer dans le XVIe arrondissement de Paris. Cela ne présage rien de bon pour l’économie chinoise. À moins qu’une bonne nouvelle ne se cache dans la mauvaise : que les dépenses des millionnaires chinois en exil boosteront les exportations de leur mère-patrie – qui ne peut plus vraiment compter sur nos propres achats, à nous Occidentaux, étant donné l’état de nos finances. Autre « BRICS » sur lequel nous comptons pour sauver l’économie mondiale, puisque nous avons nous jeté l’éponge : la Russie, où les manifestants hier se disaient prêts à faire une nouvelle révolution.

Et les États-Unis ? Le plafond de la dette publique a été rehaussé le 2 août pour atteindre le niveau confortable des quinze mille milliards de dollars. Toute amélioration de la situation est désormais impossible, l’opinion publique américaine s’étant clivée entre deux camps : ceux, d’une part, qui refusent toute imposition nouvelle du capital comme des gros revenus « pour ne pas pénaliser l’économie », ajoutent-ils sans rire, et ceux, d’autre part, qui entendent défendre les derniers vestiges de l’État-providence aux États-Unis. La vente des armes à feu dans le pays connaît un boum sans précédent, « dont il est difficile de deviner la raison », ajoutait de manière touchante le commentateur qui rapportait la nouvelle.

Dans le même registre des choses difficiles à expliquer, le fait que les camps d’« indignés » ont poussé comme des champignons à la surface du globe en 2011. Une autre curiosité sans conséquence, n’en doutons pas.

21 décembre 2011

Manipulation de masse

Manipulation de masse

les dix commandements de Chomsky

Les 10 commandements des manipulations de masses

Une présentation de 10 "Commandements" qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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