16 novembre 2012

une bonne nouvelle

L'Australie crée le plus vaste réseau au monde de réserves marines

Le ministre australien de l'Environnement Tony Burke, au Sea Life Sydney Aquarium, le 16 novembre 2012 (Photo Roslan Rahman/AFP)

Vendredi 16 novembre 2012, 07h52
L'Australie a créé officiellement vendredi le plus vaste réseau au monde de réserves marines, protégeant quelque 2,3 millions de km2 autour de l'île continent, malgré la colère du secteur de la pêche qui redoute des suppressions d'emplois et la mise à mal de communautés côtières.

Cette annonce intervient après des années de consultation et de tractations.

Le réseau de six régions marines, présenté en juin, permettra de mieux protéger la baleine bleue, la tortue verte, le requins-taureau et le dugong (mammifère marin herbivore), ces deux espèces faisant partie des plus menacées.

Selon le ministre de l'Environnement Tony Burke, le gouvernement a reçu quelque 80.000 contributions tout au long de la consultation publique, dont la vaste majorité soutenaient ce projet.

"Il existe peu de pays au monde qui aient à leur charge autant de surface marine que l'Australie. Et nos océans sont sérieusement menacés", a déclaré le ministre. "Plusieurs actions doivent être prises pour rétablir la santé de nos mers. Etablir des parcs nationaux marins en fait partie".

Début octobre, l'Australie avait admis sa "négligence" dans la préservation de la Grande barrière de corail, dont une étude a révélé qu'elle avait perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en trois décennies, sous l'effet des tempêtes, de la prédation et du réchauffement climatique.

"Nous ne souhaitons pas que les gens à l'avenir ne connaissent la beauté de nos océans qu'à travers les aquariums ou en regardant +Nemo+", le célèbre dessin animé qui se déroule en partie près des côtes australiennes, a déclaré vendredi Tony Burke.

Des poissons au Sea Life Sydney Aquarium, le 16 novembre 2012 en Australie (Photo Roslan Rahman/AFP)

Mais cette annonce a déclenché l'indignation des pêcheurs. Soixante communautés côtières seront affectées, 36.000 emplois perdus et de 70 à 80 entreprises de chalutiers obligées de déménager, selon un rapport de l'Alliance marine australienne, qui représente les pêcheurs.

Une étude australienne publiée en mai dans le journal spécialisé Current Biology avait pourtant prouvé, pour la première fois, que les réserves marines permettent une reconstitution progressive des stocks au-delà de leur périmètre, dans les zones de pêche riveraines, une théorie souvent contestée par l'industrie de la pêche.

Tony Burke affirme de son côté que la création de ce réseau n'affectera qu'un pourcent du secteur de la pêche commerciale australienne. Il a mis en place un fond d'aide de 100 millions de dollars australiens (81 millions d'euros) pour les entreprises touchées.

Un montant jugé insuffisant par l'Association des pêcheries du Commonwealth, tandis que le ministre de la Pêche de l'Etat du Queensland, John McVeigh, a qualifié l'annonce du gouvernement travailliste de "folie".

Ce parc interdira en effet la pêche dans de vastes zones au large des côtes nord et centrales de cet Etat du nord-est. "Cela va entraîner une forte importation des produits de la mer, qui fragilisera les récifs et l'environnement marin dans d'autres pays que le nôtre, qui n'appliquent pas de gestion" des ressources, a avancé le ministre du Queensland.

La Fondation australienne pour la protection de l'environnement a bien évidemment applaudi la mise en place de ce réseau de parcs, mais elle a souligné que plusieurs zones restaient menacées par l'exploitation humaine des ressources naturelles.

"Le réseau interdit l'exploration gazière et pétrolière en mer de Corail (nord-est) et au large de Margaret River (Australie occidentale) (...) mais la région du nord-ouest, dont la côte de Kimberley, reste vulnérable", a souligné la Fondation.

Posté par stetienne à 09:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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12 mars 2012

l horreur de l agriculture productiviste

moi j ai la chance d'habiter le massif central qui est moins touché par cette horreur que certaine region de france mais quand je prends le train pour paris et qu on arrive vers paris et qu on voit tous ces horribles surfaces agricoles  toute plates a paerte de vue sans arbres sans nature sans vie sans fleurs  sa fout le morale a zéro ( et apres on doit se farcir les horribles banlieue betonneuses couvertes de graffitis)

il faut donc: mettre des droits de douane et taxe preservation d ela biodiversité  pour les produits agricoles produits dans les pays a agricultures productivistes (usa,argentine,australie,.............) et protege en france une agriculture raisonnée qui preservent la biodiversité pour cela il faut reformé le plus vite possible la pac qui ne profite qu aux gros agricultueres mega productiviste et mega polleur

 Agriculture : une inexorable tendance à la concentration - TERRAINS DE CAMPAGNE

 

Un agriculteur moissonne son champ de blé dans le nord de la France

Années après années, exploitations agricoles et agriculteurs sont de moins en moins nombreux en raison d'une tendance à la concentration jugée coûteuse et irrationnelle par les syndicats d'agriculteurs minoritaires et certains experts.

Selon le dernier recensement agricole (2010), le nombre d'exploitations agricoles a chuté de 26% en 10 ans et l'emploi agricole a baissé de presque autant, pour ne représenter plus que 750.000 emplois à temps plein aujourd'hui.

La superficie moyenne des exploitations françaises a augmenté de 31%, à 55 hectares. Les petites et moyennes exploitations ont diminué fortement, les grandes exploitations se maintiennent, et les très grandes progressent. La surface agricole utile a reculé de 3%.

Et cette évolution n'est pas prête de ralentir. Une étude prospective publiée fin 2011 par l'Institut de l'élevage sur les vaches allaitantes (production de viande) décrivait ainsi un scénario "déjà en marche" de "concentration accélérée", où les repreneurs jugés crédibles par les banques ne sont pas les jeunes agriculteurs, mais les grosses exploitations déjà en place.

Une évolution "à la danoise", pays où "la taille des exploitations laitières a été doublé en 7 ans" de 2000 à 2007, au prix aujourd'hui de "grosses difficultés après l'éclatement d'une bulle foncière et financière", selon l'Institut.

Les syndicats d'agriculteurs minoritaires comme la Coordination rurale ou la Confédération paysanne dénoncent cette évolution vers des fermes toujours grosses et plus capitalistiques, accusant la FNSEA, le syndicat majoritaire, au mieux de laisser faire, au pire de pousser les feux, au nom de la "compétitivité".

"Nous avons connu la mécanisation heureuse"

De fait, en privé, les responsables de la FNSEA comme les dirigeants des puissantes coopératives agricoles reconnaissent qu'il est inéluctable que certains agriculteurs quittent leur activité, pas assez compétitifs pour faire face aux marchés mondiaux.

"Nous avons connu la mécanisation heureuse" après la guerre, qui voyait les fermes s'agrandir et les paysans s'élever socialement, explique François Lucas, le porte-parole de la Coordination rurale. "Mais aujourd'hui, c'est un train fou qui n'a plus de conducteur".

Les exploitations deviennent trop chères pour être reprises par des jeunes ou des individus, et ce sont de plus en plus des sociétés "sans visage" qui tendent à les reprendre, dénonce-t-il.

Pour Gilles Bazin, professeur au département d'économie d'AgroParistech, l'argument de la compétitivité sur les marchés mondiaux est un leurre, compte-tenu de l'importance des subventions publiques à l'agriculture, y compris pour les très grosses exploitations.

En fait, "on construit" avec la concentration "un système très intensif, très fragile, et très aidé", où "ce sont les plus grosses exploitations qui captent le plus d'aides", souligne-t-il.

Selon lui, les aides publiques ont constitué en 2010 69% du revenu (courant avant impôt) des exploitations agricoles françaises. Le ratio est de 54% pour les exploitations de grandes cultures, 79% pour les exploitations laitières, 207% pour les exploitations de viande bovine...

Pour une agriculture plus équilibrée territorialement, et moins destructrice d'emploi, "il faut une répartition plus équilibrée des aides, pour qu'elles aillent plus vers des exploitations moyennes cherchant à développer les circuits courts de distribution, le bio, encourageant la pluri-activité...", estime-t-il.

Posté par stetienne à 09:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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